Masques: Ciotti (LR) estime que "le gouvernement n'a pas dit la vérité"

Le gouvernement n'a "pas dit la vérité" sur les masques, affirme lundi le député LR Eric Ciotti en jugeant que faute de tests et de masques "pour tout le monde", parler de déconfinement à ce stade est "une erreur grave".

Bertrand GUAY - AFP/Archives

Le gouvernement n'a "pas dit la vérité" sur les masques, affirme lundi le député LR Eric Ciotti en jugeant que faute de tests et de masques "pour tout le monde", parler de déconfinement à ce stade est "une erreur grave".

"Pourquoi n'y a-t-il pas de port de masques dans notre pays? Parce que nous n'avons pas les masques", les commandes "n'ont pas été faites suffisamment tôt", a déclaré M. Ciotti sur Europe 1.

"Le gouvernement, c'est clair, à partir de janvier (...) n'a pas dit la vérité. Le gouvernement aurait dû dire que nous ne disposions pas de ces masques plutôt que de propager des messages qui étaient erronés", comme de dire que les masques sont "inutiles" ou "dangereux" ce qui est "une contrevérité absolue", a-t-il ajouté.

Le gouvernement a infléchi sa position vendredi en annonçant la fabrication de masques "alternatifs", autres que médicaux.

"Aujourd'hui, on voit ce revirement du discours, mais dans une crise il faut de la transparence", a poursuivi l'élu qui est l'un des vice-présidents de la mission d'information de l'Assemblée sur le coronavirus.

"Si nous avions été aux responsabilités, j'ai la faiblesse de croire que les commandes de masques et cette situation auraient mieux été anticipées", a-t-il poursuivi, notant que "quand Nicolas Sarkozy est parti de la présidence de la République, il y avait en France 1,4 milliard de masques".

Pour le député des Alpes-Maritimes, le gouvernement a parlé "trop vite, trop tôt, de façon trop imprudente" du déconfinement.

"On n'est pas prêt pour ce déconfinement" car il faut "deux étapes préalables" qui sont "loin d'être au rendez-vous": avoir des tests généralisés et "des masques pour tout le monde". Dans ce contexte, parler de déconfinement est "une erreur grave", a-t-il jugé, se disant "très clairement" en faveur d'une poursuite du confinement au-delà du 15 avril.

La veille, le patron des députés LR Damien Abad avait lui aussi jugé que le mot déconfinement avait été prononcé "trop tôt" et demandé au gouvernement de "clarifier sa doctrine" sur les masques.

 

AFP / Paris (AFP) / © 2020 AFP