Marseille découvre la circulation différenciée

Après Paris et Lyon : Marseille passe à la circulation différenciée. Mais les Marseillais y sont-ils prêts ?

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C’est une grande première pour la ville de Marseille : en raison d'une alerte ozone de niveau deux, les véhicules doivent être équipés de vignettes. Mais les Marseillais sont-ils prêts ? Comment les premiers contrôles sont-ils accueillis ?

Des Marseillais plus ou moins réceptifs

Une brochure explicative à la main, les forces de l'ordre multiplient les contrôles : "Vous ne l’avez pas sur le pare-brise ? Ça ira pour aujourd’hui. Faites les démarches rapidement. La prochaine fois, les tarifs ne seront plus les mêmes".

Sans surprise : aucun automobiliste arrêté sur ce point de contrôle n'est équipé de sa vignette. Certains sont déjà sensibilisés. "Je comprends tout-à-fait la démarche, d’autant plus que je viens d’avoir une petite fille, et que je me pose de plus en plus de questions", confie une jeune femme. D’autres se montrent moins réceptifs, notamment chez les professionnels : "Nous, quand on bosse comme cela, on n'a pas le choix, on est obligé de rouler. C’est pas une question de pouvoir ou ne pas pouvoir".

Un dispositif à étendre aux navires

Au bureau d’AtmoSud, sur une carte interactive, Marseille est indiquée en rouge vif. Pour le directeur, Dominique Robin, il est grand temps de prendre des mesures, qui doivent s’étendre de la route à la mer : "c’est vrai qu’à Marseille, il faudra sans doute des actions plus importantes pour les navires, de façon à ce que toutes les sources limitent leurs rejets durant ce genre d’épisode". Selon le directeur d’AtmoSud, l’alerte pollution devrait durer plusieurs jours.