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Les propos de Gérard Depardieu sur les femmes "me choquent", dit Véran

Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, s'est dit jeudi "choqué" par les propos misogynes et insultants envers les femmes tenus dans un documentaire par Gérard Depardieu, par ailleurs mis en examen pour viols et agressions sexuelles.

Bertrand GUAY, Yohan BONNET - AFP/Archives

Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, s'est dit jeudi "choqué" par les propos misogynes et insultants envers les femmes tenus dans un documentaire par Gérard Depardieu, par ailleurs mis en examen pour viols et agressions sexuelles.

"Ces propos me choquent et j'ai une pensée pour les personnes qui se sont senties offensées, qui sont victimes", a déclaré le porte-parole du gouvernement sur BFMTV et RMC.

"Je suis choqué par les propos que j'ai vus, que je trouve nuls", mais "c'est à la justice de définir les choses", a-t-il ajouté, au sujet des déclarations rapportées dans un reportage de l'émission de France 2 "Complément d'enquête".

Emmanuel Macron avait soutenu fin décembre Gérard Depardieu affirmant que c'était un "immense acteur" qui "rend fière la France" et dénonçant "une chasse à l'homme".

Le chef de l'Etat avait aussi considéré que la Légion d'honneur était un Ordre qui n'est "pas là pour faire la morale", alors que sa ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, avait annoncé sur la même chaîne quelques jours auparavant qu'une "procédure disciplinaire" serait engagée par la Grande Chancellerie de la Légion d'honneur à l'encontre de l'acteur. Elle avait jugé que les propos de Gérard Depardieu faisaient "honte à la France".

Dans un courrier du 22 décembre révélé par le journal Le Parisien et dont a eu connaissance l'AFP, la Grande Chancellerie confirme d'ailleurs à l'avocat de l'acteur que cette procédure disciplinaire a été ouverte.

M. Véran a également relevé que "lorsque la justice est saisie, c'est à elle de trancher, pas à vous et pas à moi. Nous ne sommes pas un tribunal populaire".

L'affaire Depardieu a généré d'innombrables réactions.

Une tribune appelant à "ne pas effacer" l'icône du cinéma français, parue le jour de Noël dans le journal Le Figaro, à l'initiative d'un acteur décrit dans une enquête du quotidien Le Monde comme "proche des sphères identitaires et réactionnaires", a suscité en retour plusieurs "contre-tribunes", dont l'une signée par quelque 8.000 artistes.

Plusieurs personnalités ont depuis pris leurs distances, dont Carole Bouquet (ancienne compagne de l'acteur), Nadine Trintignant et Gérard Darmon, avec la première tribune.

Sur les images du reportage, Gérard Depardieu, connu pour avoir interprété Cyrano de Bergerac, multiplie les propos misogynes et insultants en s'adressant à des femmes, n'épargnant pas une fillette avec des propos à caractère sexuel.

Le groupe France Télévisions a assuré que ce dernier passage avait été "authentifié" par un huissier de justice, après que le chef de l'Etat avait laissé entendre que la séquence avait pu être modifiée au montage, comme l'avait auparavant affirmé la famille de l'acteur.

AFP / Paris (AFP) / © 2024 AFP

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