"Les conditions de travail des forces de l'ordre sont déplorables"

Nadine, administratrice pour l'Île-de-France de l'association Femmes des Forces de l'Ordre en colère, était l'invitée du Grand Matin Sud Radio.

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L'association Femmes des Forces de l'Ordre en colère manifestaient dimanche, après une période qui a vu le nombre de suicides parmi les policiers et gendarmes, ou encore les agressions de pompiers ou de surveillants pénitentiaires fortement augmenter.

Nadine, administratrice de l'association en Île-de-France, était l'invitée du Grand Matin Sud Radio. Elle a expliqué que cette manifestation visait à "rendre hommages à nos forces de l'ordre" et montrer "qu'on ne les oublie pas et qu'on est derrière eux". 

"Les conditions de travail sont assez déplorables, a-t-elle expliqué. On a un cycle horaire qui n'est pas du tout compatible avec une vie personnelle. Par exemple, étant femme de gendarme mobile, quand ils partent en déplacement 200 jours par an, qu'ils partent en déplacement trois jours et que, du jour au lendemain, on leur dit qu'ils doivent finalement rester un mois, c'est assez compliqué."

"On aimerait bien, dans un premier temps, rencontrer Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur, qui nous a promis un rendez-vous depuis le 11 août, a-t-elle ajouté. C'est un peu long ! Je lui parlerais beaucoup du budget. Je pense que c'est primordial en ce moment. On a beaucoup de problèmes matériel, financier. On a aussi des procédures pénales qui sont assez lourdes, mais on s'attarderait, d'abord, sur le budget, pour que nos hommes, quand ils sont devant des situations difficiles, soient armés correctement, qu'ils aient des véhicules corrects. On arrive, en ce moment, avec des véhicules qui sont immobilisés parce qu'ils manquent d'entretien."

Écoutez l'interview de Nadine, invitée du Grand Matin Sud Radio, présenté par Patrick Roger et Sophie Gaillard