Les agriculteurs face à "l’agri-bashing"

Étienne Gangneron, vice-président de la FNSEA, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 9 Septembre. “Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

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Mettre un coup d'arrêt à l'"agri bashing".

Les agressions d’agriculteurs, les attaques d’exploitations par des activistes se multiplient. Comment réagissent les agriculteurs face à cette angoisse ? "On s’organise, explique Étienne Gangneron, vice-président de la FNSEA. Juridiquement, nous préparons les outils pour accompagner les agriculteurs quand ils souhaitent porter plainte. Il faut qualifier les faits, ce qui n’est pas toujours simple. D’autant plus que, parfois, les éleveurs ne se rendent pas compte tout de suite des intrusions".

Selon le vice-président de la FNSEA, c’est l’escalade : "On a franchi un niveau, vu qu’un député LFI est allé tourner une vidéo dans un élevage de volailles. Cela devient complètement fou. Nous attendons beaucoup du premier procès d’une organisation vegan, pour une intervention dans un bâtiment où ils ont fait mourir des dindes par leur bêtise et leur incompétence. Ils ont été mis en examen, le procès arrive".

 

Une population de plus en plus urbaine

Comment réagir face à ce climat de violence qui est en train de s’installer ? Par la pédagogie ? "Par des portes ouvertes, estime Étienne Gangneron, faire venir les gens, les médias, et arrêter ce mouvement d’intrusion et de mise en danger. Le problème, c’est que ces mouvements prennent toujours les choses à l’envers. Nul n’est parfait dans ce monde, alors que la grande majorité des éleveurs travaille dans le respect de leurs animaux. C’est vraiment compliqué avec une population de plus en plus urbaine, il faut reconstruire cette image".

"On veut casser de l’éleveur, de l’agriculteur dans les champs, juge le vice-président de la FNSEA. Les gens se positionnent comme s’ils étaient connaisseurs des pratiques. C’est cela notre difficulté. Nous avons aussi besoin d’être aidés, accompagnés par les médias. On voit bien que L214 a été largement soutenue par les médias avec la plus grande complaisance, alors qu’ils ont des pratiques délétères".

Une catastrophe agricole

Quid de l’interdiction des pesticides à proximité des habitations. Pour celui qui est agriculteur bio depuis vingt ans, interdire une bande de 150 mètres, "ce sont des centaines de milliers d’hectares. Il existe d’autres méthodes, comme ne pas faire de traitements le week-end, mettre des haies… La méthode d’interdire provoque le développement des importations de produits alimentaires. La France ne sera plus autosuffisante en 2023 alors qu’elle est le premier pays agricole d’Europe. C’est une véritable catastrophe".

 

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Retrouvez "le coup de fil du matin" du lundi au vendredi à 7h12 sur Sud Radio, dans la matinale de Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

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