"L'égalité ? Une bonne chose mais à la base, il n'y en a pas : la femme porte l'enfant, l'homme non"

"L'égalité est une bonne chose sauf qu'à la base, il n'y en a pas : la femme porte l'enfant, l'homme non"

Axelle Trillard (Auteure de "Au secours, je me noie") était ce vendredi l'invitée de Patrick Roger dans le Grand Matin Sud Radio. 

Le "burn-out" maternel est une réalité et guette de plus en plus de femmes qui confessent avoir des difficultés à concilier vie de travail et vie familiale. Bien que les mentalités évoluent et que le partage des tâches avec les hommes rentre peu à peu dans les mœurs, beaucoup de mères de famille sont encore trop seules au quotidien pour tout assumer. C'est au contact de ces dernières - au sein de la structure "Ailes de Maman" qu'elle a créée - que l'auteure Axelle Trillard a pris conscience de l'ampleur de cet épuisement, auquel elle a consacré un ouvrage intitulé "Au secours, je me noie" (paru aux éditions du Rocher).

"L'enfant dans le couple, c'est quand même un tsunami"

Invitée ce vendredi de Patrick Roger dans le Grand Matin Sud Radio, elle nous explique le cheminement pouvant conduire à ce syndrome et livre certains conseils afin de l'éviter. "Je pense que les lignes bougent mais rien n'est jamais acquis. Chassez le naturel, il revient au galop !", rappelle-t-elle d'abord avant d'identifier la source du problème. "Il est important de toujours se poser les bonnes questions sur cette réalité des femmes qui portent beaucoup le poids de la maternité. Et pour cause, certes l'égalité est une bonne chose et bien sûr que je la défends, sauf qu'à la base, il n'y en a pas : la femme porte l'enfant, l'homme ne le porte pas", affirme-elle ainsi. "Mon papa m'avait dit cette chose que je trouvais très intéressante : 'Quoi que l'on fasse, on sera toujours en retard de 9 mois sur le processus', c'est la base", ajoute-t-elle, non sans une certaine ironie.

Et l'intéressée d'évoquer ensuite le bouleversement que représente la maternité. "L'enfant dans le couple, c'est quand même un tsunami et en même temps, c'est une joie immense. Mais j'ai vu trop de femmes, devenues mères, absolument radieuses et qui au début semblaient vraiment heureuses, donner petit à petit l'impression de perdre le feu sacré", raconte-t-elle. "Cela m'a toujours serrée le cœur et petit à petit, l'idée de ma structure "Ailes de Maman" est née pour accompagner ces femmes", poursuit-elle, précisant qu'il s'agit d'un "accompagnement utilisant les outils de coaching et de psycho", une discipline à laquelle elle a été formée.

>> Retrouvez l'intégralité du podcast de l'interview :

 

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