L'édito éco d'Yves de Kerdrel - L'après Brexit

Retrouvez l'édito éco d'Yves de Kerdrel chaque matin à 8h30 sur sudradio.fr. Alors Yves, le Brexit est désormais une réalité. Quel est l’avenir de l’Europe sans les britanniques ? Oui depuis vendredi soir, 23 heures (heure de Big Ben) le Royaume-Uni ne fait plus parti de l’Union européenne. Pour certains, c’est une bonne chose, car […]

Retrouvez l'édito éco d'Yves de Kerdrel chaque matin à 8h30 sur sudradio.fr.

Alors Yves, le Brexit est désormais une réalité. Quel est l’avenir de l’Europe sans les britanniques ?

Oui depuis vendredi soir, 23 heures (heure de Big Ben) le Royaume-Uni ne fait plus parti de l’Union européenne. Pour certains, c’est une bonne chose, car avec leur caractère insulaire, les britanniques n’ont pas cessé de bloquer le fonctionnement de l’Europe. Pour d’autres, c’est tout de même un mauvais coup pour l’Union Européenne et pour notre avenir. Car d’un seul coup l’Europe institutionnelle a perdu 15 % de sa puissance économique et 15 % de sa puissance militaire. En même temps, il reste beaucoup à faire pour que le Brexit soit définitif, au plus tard le 31 décembre prochain. Il faut notamment renégocier tous les accords de libre-échange entre le Royaume-Uni et l’Europe. Et l’on s’attend à ce que les britanniques obtiennent une forme d’Union libre, comme celle dont disposent les Suisses avec l’Europe.

Mais ce départ pose tout de même la question de l’avenir de l’Europe ?

Oui car c’est quelque chose que les européens n’ont pas voulu voir depuis trois ans. Si les britanniques ont voté pour le Brexit, c’est qu’ils trouvaient plus d’inconvénients que d’avantages à rester dans l’Union. Et la principale cause de ce vote négatif, est lié à deux facteurs très différents : d’une part, la peur d’assister à une nouvelle vague de migrants comme celle qui a déferlé au cours de l’été 2015, d’autre part, l’absence de dessein européen. Cela fait des années que l’Europe est devenue un grand corps malade incapable d’imaginer son futur. Or entre les États-Unis qui regardent vers le Pacifique et la Chine, l’Europe a un rôle colossal à jouer. Surtout si elle s’étend à la Russie. Mais pour cela il lui faut s’émanciper de la tutelle allemande qui lui a fait tant de mal avec l’euro fort, les sanctions contre les russes et l’appel aux migrants. Il faut qu’avec ce Brexit nous parvenions à faire d’un mal un bien pour l’Europe qui reste « le levier d’Archimède de la France dans le Monde. »