Le tri sélectif, dans les snacks? "Nan... On a refusé, on n'a pas le temps"

Les chaines de fast-food dans le viseur du ministère de l’écologie: KFC, Mac Donald's, Burger King et compagnie génèrent chaque année 243.000 tonnes de déchets d’emballages et alimentaires. Brune Poirson avait reçu les principaux dirigeants pour leur lancer un ultimatum, leur réclamant un plan de mise en conformité. La secrétaire d'Etat à la transition écologique exige de 15 grandes enseignes que 70% de leurs restaurants soient opérationnels d'ici la fin de l'année. Dans beaucoup de snacks non-franchisés, le tri sélectif est loin de constituer une priorité. Ces petits établissements, pullulent par exemple à Marseille.

 

Reportage Sud Radio de Stéphane Burgatt

Thumbnail

Midi tapante l’heure du coup de feu en cuisine et en caisse pour Sarah. Peu de personnel, beaucoup de clients… Et dans tout ça, le tri sélectif? "Nan... Pas de tri sélectif. On a refusé. On n'a pas le temps, trop de déchets, et ça coûte de l'argent, tout simplement".

"On manque de containers"

Du côté du bord de mer, d’autres comme Mireille essaient de bien faire, mais là encore avec des limites: "J'essaie de le faire au niveau cartons, plastiques... Mais souvent, on ne peut pas. C'est assez difficile, car sur la plage on a deux petits containers. Souvent, ils sont pleins, donc c'est pas relevé tous les jours. Il y a beaucoup d'emballages dans les snacks, les petits restaurants... Je pense qu'il en manque quelques-uns, ou alors qu'ils soient plus gros.  Des cartons, on en reçoit 20 ou 30 par jours dans un petit snack." Mais énormément de snacks consistent en simple une cuisine donnant sur la rue, et n’ont pas ni terrasse,ni salle: les gérants renvoient la responsabilité aux clients qui repartent avec sandwich et canette en main.