"Le temps de la décentralisation est venu"

Le Premier ministre Édouard Philippe doit faire la synthèse du Grand débat lundi 8 avril au Grand Palais. Il fera, mardi 9 avril, une déclaration à l’Assemblée nationale, puis mercredi 10 avril au Sénat. Il a promis des décisions puissantes. "Le temps de la décentralisation est venu" a dit de son côté Emmanuel Macron, qui compte s’appuyer plus sur les élus locaux. Si les contours sont encore flous, certains maires ont confié à Lionel Maillet de Sud Radio y être favorables, à condition de trouver les financements. 

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"On veut plus de possibilités de décider localement sur des situations locales"

Plus de proximité, c’était l’une des principales demandes de ses administrés pendant le Grand débat. Le maire d’Aubagne, Gérard Gazay, est lui aussi un partisan de la décentralisation : "on se fout d'avoir des pouvoirs, ce n'est pas là l'essentiel. Mais plus de possibilités de décider localement sur des situations locales. On voit qu'aujourd'hui en termes de logements, ça passe par les bailleurs sociaux, ça passe aussi par les services de l'État. Nos concitoyens ne comprennent pas ! Ils pensent que c'est le maire qui décide de l'attribution des logements dans le parc social de la ville, ce n'est pas le cas".

Pour Lionel Royer Perraut, maire les Républicains des 9ème et 10ème arrondissements de Marseille, des transferts de compétences, oui, mais avec quel budget ? "Comment vous financez les politiques publiques des collectivités locales ? On nous propose de compenser la taxe d'habitation à l'euro près par le budget de l'État. La première année et la deuxième année, on vous le compense à l'euro près et la troisième année, il n'y a plus grand chose !"

"Quand on parle de décentralisation, ça ne se fait pas en un claquement de doigts"

Pour Alexandra Louis, députée LREM des Bouches-du-Rhône, il y aura des moyens mais il ne faut pas attendre de réponses tout de suite : "on est à des premiers axes de réflexion issus du Grand débat. Évidemment, quand on parle de décentralisation, ça ne se fait pas en un claquement de doigts, en deux mois, ça demande un travail de concertation très proche du terrain".

Mais après trois mois de Grand débat, certains estiment avoir déjà suffisamment patienté.

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