L'association Act Up prendra part à la "marée populaire" contre Macron

L'association Act Up prendra part à la "marée populaire" contre Macron

L'association Act Up, engagée dans la lutte contre le sida, prendra part à la manifestation baptisée "Une marée populaire", ce samedi dans toute la France, afin de protester contre la politique d'Emmanuel Macron.

 

Une manifestation contre la politique du président Macron est prévue ce samedi dans plusieurs villes françaises. Un rassemblement, baptisé "une marée populaire", auquel prendra part l'association Act Up, qui lutte contre le Sida. Son secrétaire général Pierre Dauphin, séropositif depuis 10 ans, veut y défendre le droit des minorités sexuelles, lui qui se sent de plus en plus méprisé dans les soins, comme bon nombre de personnes atteintes du sida. Nous l'avons rencontré.

"Macron, c'est juste un Giscard avec une belle gueule, sa politique oublie les séropositifs"

Entre le traitement quotidien, la prise de pilules et les allers-retours à l'hôpital pour les prises de sang, Pierre connaît parfaitement le système de santé français qu'il entend défendre. Or, depuis déjà quelques temps, il ne cesse de constater des dégradations dans les hôpitaux. "J'ai vu, petit à petit, le nombre d'infirmières diminuer et ces infirmières de plus en plus fatiguées. Les médecins, c'est pareil, ils courent dans tous les sens", constate, impuissant, le militant. 

En outre, telle une double peine, l'intéressé ressent davantage de mépris à son égard en raison de sa maladie. Une stigmatisation qui n'a fait qu'empirer quinquennat après quinquennat, selon lui, et l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron n'échappe pas à la règle, comme il nous l'explique. "Macron, c'est juste un Giscard avec une belle gueule. Sa politique oublie totalement les séropositifs, les jeunes (...) donc ils sont complices. C'est pitoyable car ce sont des gens qui ont le pouvoir de faire quelque chose", déplore-t-il, avant de dénoncer ouvertement le manque de prévention et la réapparition de clichés archaïques que l'on croyait pourtant dépassés. "Les politiques d'éducation sexuelle n'ont pas été faites et on a des résurgences d'idées reçues des années 80 avec des gamins qui vont nous dire qu'ils n'embrasseraient pas une personne séropositive, par peur d'attraper le sida. On revient 30 ans en arrière !", regrette-t-il avec dépit. 

Autant d'éléments qui font que l'association Act Up battra le pavé samedi, répondant ainsi à l'appel de la CGT et de la France insoumise.

Propos recueillis par Victoria Koussa

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