L'appel d'un père meutri aux instances du rugby

Propos recueillis par Augustin Moriaux C'était il y a bientôt un an. Le 9 décembre dernier, Nicolas s'effondre suite à un plaquage à deux - loin d'être dans les règles - lors d'un match opposant les espoirs du Stade Français dont il faisait partie, face à Bordeaux-Bègles. Trois jours plus tard, il décède et depuis, […]

Philippe Chauvin porte un T-shirt en hommage à Nicolas, le jeune rugbyman décédé en décembre dernier après un choc hors normes (C. Icon Sport)

Propos recueillis par Augustin Moriaux

C'était il y a bientôt un an. Le 9 décembre dernier, Nicolas s'effondre suite à un plaquage à deux - loin d'être dans les règles - lors d'un match opposant les espoirs du Stade Français dont il faisait partie, face à Bordeaux-Bègles. Trois jours plus tard, il décède et depuis, son père Philippe arpente le territoire pour sensibiliser à la violence extrême du rugby moderne.

Seulement, sa plaine contre X a été classée sans suite et les instances font la sourde oreille. Oui, le rugby moderne devient de plus en plus violent. Philippe Chauvin aime utiliser cette métaphore de "l'autoroute". Il s'explique : "Avant, on faisait rouler les voitures sur des départementales, des nationales. Maintenant, on fait circuler des voitures sur des autoroutes et toutes ne sont pas faites pour ça. Maintenant, on privilégie les Golgoths qu'on lance dans les lignes en jouant au bowling".

Son appel aux instances est simple : respecter l'engagement pris lors de la signature de la licence de rugby qui est de "ne pas porter de coup dangereux et volontaire". Ou le supprimer complètement mais ne pas "rester dans cette hypocrisie".

Sera-t-il entendu ? L'omerta actuelle laisse sceptique mais la force de son témoignage interpelle suffisamment pour laisser place à l'optimisme.