La Garonne à sec durant plusieurs mois: une possible réalité d'ici un demi-siècle

Après les intempéries qui ont touchées les Pyrénées-Orientales, l’Aude et l’Hérault, la question de la gestion de l'eau refait surface. Les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie ont lancé cette semaine un plan pour tenter de préserver les ressources en eau de la Garonne, ce fleuve qui traverse les deux régions.  Paradoxalement, ces régions connaissent des sécheresses de plus en plus longues et sévères, et en même temps de violents orages et inondations. Objectif de ce plan : préserver la ressource qui pourrait manquer  un jour.

La Garonne en 2012 (REMY GABALDA / AFP)

 Reportage Sud Radio de Christine Bouillot 

 

Si rien n'est fait d'ici 50 ans, la Garonne pourra être à sec durant plusieurs mois. Martin Malvy, président du bassin Adour-Garonne, gère 612 les km du fleuve et ses affluents.

 

"L'un des problèmes de la Garonne, c'est qu'il n'y a pas en amont de grande réserves hydrauliques. Cela aura des conséquences sur la qualité de l'eau. On aura de nouvelles pollutions qui vont se développer avec le réchauffement climatique et la baisse des débits, qu'il va falloir traiter". - Martin Malvy

 

Quatre axes ont été présentés pour protéger la Garonne, dont l'industrie et l'agriculture. Mais du temps sera laissé aux agriculteurs pour changer, prévient le vice-président de la Nouvelle-Aquitaine, Henri Sabaot: "Ils vont changer. On a beaucoup travaillé avec eux, donc il faudra y aller avec déterminée, résolue et pragmatisme".

 

Stop au béton et à l'hyper-métropolisation

Les deux régions, avec l'Etat, engagent une petite révolution: le souhait d'arrêter la bétonisation des terres agricoles, explique Carole Delga, présidente de l'Occitanie. "Nous devons à chaque fois compenser cette artificialisation qui peut avoir lieu dans certains territoires, avec la reconquête de friches agricoles, de friches industrielles. En stoppant l'hyper-métropolisation, pour permettre une meilleure régénération de nos sols". Des actions qui ne représentent malheureusement qu'une partie de la solution, pour préserver les ressources en eau.