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Jonathann Daval relaxé des accusations de dénonciation calomnieuse de sa belle-famille

Jonathann Daval, qui purge actuellement une peine de 25 ans de réclusion pour le meurtre de son épouse Alexia, a été relaxé des accusations de dénonciation calomnieuse portées par sa belle famille, vendredi par le tribunal correctionnel de Besançon.

SEBASTIEN BOZON - AFP/Archives

Jonathann Daval, qui purge actuellement une peine de 25 ans de réclusion pour le meurtre de son épouse Alexia, a été relaxé des accusations de dénonciation calomnieuse portées par sa belle famille, vendredi par le tribunal correctionnel de Besançon.

"Les dénonciations n'ont pas eu l'aspect de spontanéité exigé par la loi", a notamment estimé le juge Guillaume Law de Lauriston.

L'ancien informaticien de 40 ans a écouté la lecture du jugement en visio-conférence depuis la prison d'Ensisheim (Haut-Rhin) où il est incarcéré.

Il était poursuivi pour dénonciation calomnieuse par Isabelle et Jean-Pierre Fouillot, les parents d'Alexia, leur fille Stéphanie et son mari Grégory Gay, qui ont par conséquent été déboutés de leurs demandes.

Jonathann Daval encourait cinq ans de prison, une peine qui aurait de toute façon été confondue avec sa condamnation pour meurtre. Sa belle-famille demandait 60.000 euros de dommages et intérêts, dont 30.000 euros pour Grégory Gay, 10.000 euros pour la sœur d'Alexia et 10.000 euros pour chacun des parents.

Durant l'enquête, Jonathann Daval avait dans un premier temps admis être l'auteur du meurtre de sa femme, avant de se rétracter et d'accuser son beau-frère Grégory Gay d'avoir étranglé Alexia. La famille aurait alors passé "un pacte secret pour étouffer l'affaire", affirmait-il.

Six mois plus tard, celui-ci avait finalement reconnu avoir menti et avoué à nouveau le meurtre de son épouse.

Jonathann Daval (2e g) participe à un hommage à sa femme Alexia, aux côtés de ses beaux-parents, Jean-Pierre et Isabelle Fouillot, de sa belle-soeur Stéphanie Gay et de son beau-frère Grégory Gay, le 5 novembre 2017 à Gray, en Haute-Saône

Jonathann Daval (2e g) participe à un hommage à sa femme Alexia, aux côtés de ses beaux-parents, Jean-Pierre et Isabelle Fouillot, de sa belle-soeur Stéphanie Gay et de son beau-frère Grégory Gay, le 5 novembre 2017 à Gray, en Haute-Saône

SEBASTIEN BOZON - AFP/Archives

Tout en reconnaissant "l'immoralité rare" des accusations de Jonathann Daval envers sa belle-famille, le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux, avait requis la relaxe, lors de l'audience le 10 avril dernier. Il avait estimé qu'il était "temps de refermer définitivement ce dossier Daval d'un côté comme de l'autre".

Jonathann Daval a étranglé son épouse Alexia dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017 à leur domicile de Gray-la-Ville (Haute-Saône). Le lendemain, il a transporté son corps dans un bois avant d'y mettre le feu et de donner l'alerte, soutenant que sa femme n'était pas revenue de son jogging. Le corps d'Alexia avait été retrouvé deux jours plus tard.

Pendant trois mois, Jonathann Daval avait montré le visage d'un veuf éploré dans les médias, avant d'être confondu en pleine vague #MeToo, une affaire qui avait ému et passionné les Français.

AFP / Besançon (France) (AFP) / © 2024 AFP

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