Jean-Paul Carteret : "Il ne faut pas être contre une fermeture si l'effectif est devenu trop faible"

Jean-Paul Carteret, maire de Lavoncourt, vice-président de l’Association des maires ruraux de France en charge de l’éducation, la pauvreté, le réseau, était "L’invité de l’actu" dans la matinale de Sud Radio du 2 juillet animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger. 

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Jean-Paul Carteret : "Il ne faut pas être contre une fermeture si l'effectif est devenu trop faible"

Le quotidien Le Parisien Aujourd’hui en France a révélé le 1er juillet que 400 écoles rurales fermeraient à la rentrée. Pourtant, Emmanuel Macron avait promis l’arrêt des fermetures, mais seulement des fermetures "sans l’accord des maires". Or, si 150 fermetures seraient dues à une décision de l’administration, 250 autres seraient liées à des fusions et regroupements décidés en concertation avec les élus. "C'est le cas dans notre département, en Haute-Saône, explique Jean-Paul Carteret, maire de Lavoncourt, vice-président de l’Association des maires ruraux de France. Ma directrice d'Académie me disait hier : 4 fermetures en Haute-Saône, 4 demandes de maires, en accord avec les parents pour fusionner des écoles. Ils y voient un intérêt, alors pourquoi pas.

Je n'ai pas connaissance des cas de fermetures liées à une décision administrative. Nous, les maires ruraux, sommes attentifs à l'intérêt des enfants. Il ne faut pas être contre une fermeture si l'effectif est devenu trop faible, s'il n'y a pas une solution mieux adaptée pour les enfants et pour les familles. Souvent, à l'intérieur d'une même commune, les fratries sont séparées, les petits de la maternelle dans une école et les grands dans une autre. Je souhaite qu'on encourage le regroupement des familles si les parents sont d'accord, et ils le sont dans ces cas-là".

"Nous demandons que la notion d'espace soit prise en compte dans la Constitution"

Ne faudrait-il pas mettre un critère de kilomètres de distance s'interroge Patrick Roger ? "On est bien d'accord ! Nous demandons que la notion d'espace soit prise en compte dans la Constitution, la notion des déplacements, des kilomètres à parcourir pour aller à l'école, se soigner ou faire ses courses. 

Il ne s'agit pas de s'inquiéter des fermetures d'écoles rurales mais d'organiser l'avenir, de la scolarisation des enfants. La baisse de natalité est là, prenons-là en considération et organisons-nous ! Structurons nos écoles : quand on a la possibilité d'offrir aux enfants une scolarité qui ressemble à celle des urbains, avec des regroupements pédagogiques, il faut le faire".

 

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