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Interdit d'accès, le navire russe Shtandart veut tenter d'accoster à Brest

Le navire russe Shtandart, interdit d'accès dans les ports du Finistère, veut quand même tenter d'entrer dans le port de Brest où il devait participer aux Fêtes maritimes, a déclaré son capitaine Vladimir Martus mardi à l'AFP.

Philippe LOPEZ - AFP

Le navire russe Shtandart, interdit d'accès dans les ports du Finistère, veut quand même tenter d'entrer dans le port de Brest où il devait participer aux Fêtes maritimes, a déclaré son capitaine Vladimir Martus mardi à l'AFP.

Dimanche soir, la préfecture du Finistère a annoncé que le navire était interdit d'accès au port de Brest, en application des sanctions européennes contre la Russie, étendues depuis le 24 juin aux "navires répliques historiques".

"Nous allons entrer à Brest avec le (voilier français) Belem et d'autres bateaux (...) Je ne sais pas si la police va m'arrêter ou pas, mais je vais essayer", a dit à l'AFP M. Martus, capitaine de ce trois-mâts de 34 mètres de long, réplique exacte d'une frégate du tsar Pierre Le Grand.

Le navire, dont le pavillon russe fait polémique depuis des mois, avait dû en changer au printemps pour celui des Îles Cook, à la demande des autorités françaises.

Le Shtandart, qui a quitté le port de La Rochelle jeudi soir, devait participer aux Fêtes maritimes de Brest, l'un des plus grands rassemblements maritimes au monde qui se déroule du 12 au 17 juillet.

M. Martus a indiqué qu'il considérait que l'arrêté du préfet n'était "pas fait de manière légale", et qu'il avait demandé à son avocat de contester cet arrêté en justice, sans plus de précisions.

Contactée, la préfecture du Finistère a indiqué à l'AFP n'avoir pas été notifiée d'un éventuel référé contre cet arrêté.

Le Shtandart naviguait mardi au large du Finistère. Le navire ne devrait pas approcher du goulet de Brest avant jeudi, de source proche du dossier.

Suivi par les autorités françaises, dont la préfecture maritime de l'Atlantique, le navire s'expose à des sanctions administratives et pénales, pouvant aller jusqu'à une saisie douanière, s'il approche du port de Brest, selon la même source.

Seules des escales techniques peuvent être autorisées, en dehors de la rade de Brest, d'après cette source.

"On ne va pas gâcher (les Fêtes maritimes) si un autre bateau historique arrive. Je ne vois pas de menace pour la sécurité publique du fait de l'arrivée du Shtandart", a protesté M. Martus, affirmant avoir reçu "beaucoup de soutiens" de la part des capitaines d'autres grands voiliers attendus à Brest.

Se présentant comme "dissident", Vladimir Martus dit œuvrer pour "l'amitié entre les peuples de toutes les nations". Dans un communiqué diffusé lundi, il a loué la "lutte héroïque" des Ukrainiens "contre l'agresseur", qualifiant Vladimir Poutine de "dictateur".

"C'est le langage du FSB (ex-KGB)", a balayé Bernard Grua, animateur du collectif "No Shtandart In Europe" assurant que M. Martus ne se prononçait "jamais contre la Russie sur les réseaux sociaux".

Une trentaine d'opposants au Shtandart, drapeaux ukrainiens à la main, se sont rassemblés mardi après-midi devant la mairie de Brest. "Russia go home", "Shtandart: espion russe" ou "Merci M. le préfet du Finistère: tenez bon!", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par les manifestants.

AFP / Brest (AFP) / © 2024 AFP

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