Incendie à Paris : les rescapés sont encore en état de choc

L'auteure présumée de l'incendie de la rue Erlanger à Paris avait bien des problèmes psychiatriques. Le procureur de Paris Rémi Heitz l'a confirmé : 13 hospitalisations psychiatriques en dix ans, la dernière s'étant terminée le 30 janvier 2019, soit quelques jours avant ce drame qui a coûté la vie à 10 personnes et fait 32 blessés. Pour les rescapés, difficile de passer à autre chose. La mairie du 16e arrondissement a proposé des solutions d’hébergement assez rapidement et une cellule d’aide psychologique a également été mise en place. Charles Bonnaire de Sud Radio s'est rendu devant la mairie où les rescapés continuent de venir chercher de l’aide. 

Thumbnail

Relogement : "On nous a dit qu'il fallait évaluer tous les besoins de tout le monde avant d'avoir une réponse plus précise"

"On nous a conseillé un suivi psychologique et surtout, de nous reposer, d'essayer de penser à autre chose, de se couper de ce qu'il s'est passé", confie Harry qui habite en face de l’immeuble parti en fumée. Il a tout vu de l’incendie et, deux jours plus tard, toujours choqué, il est venu à la cellule psychologique.

Tous les rescapés sont encore en état de choc, mais les habitants de l’immeuble doivent aussi s’occuper de leur relogement. Fabi a 22 ans et son appartement est parti en fumée : "On a juste fait la demande de logement, on nous a dit qu'il fallait évaluer tous les besoins de tout le monde avant d'avoir une réponse plus précise".

"Le côté financier n'est pas négligeable"

Heureusement pour elle, son père a pu venir très rapidement à Paris pour la soutenir : "Financièrement déjà, elle n'a plus de carte bleue, c'est moi qui lui ai acheté des vêtements. Le côté financier n'est pas négligeable, j'imagine que ça doit être encore plus compliqué pour les personnes qui n'ont pas d'assistance".

Hier encore, des dizaines d’anonymes se relayaient à la mairie du 16e arrondissement pour donner des vêtements à ceux qui ont tout perdu.