Impatience dans les restaurants: "J'ai deux serveurs chez le psy"

À quand le retour à la vie normale ?   Emmanuel Macron et dix ministres se penchent sur la question en fin de journée.  Réunion sur les protocoles des réouvertures progressives, notamment pour les terrasses de bars et de restaurants. Certains lieux culturels sont aussi concernés. Quand et comment ? Peut-être à partir du 15 mai... Du côté des restaurateurs, on s’impatiente.

Les restaurateurs n'ont qu'une hâte : avoir une date et des règles pour rouvrir. Un restaurant fermé à Montpellier. (Pascal Guyot / AFP)
Reportage Sud Radio de Lionel Maillet

 

Deux restaurants dans le 11e arrondissement de Marseille, 70 employés au chômage... Françoise Servant n’attend qu’une chose: savoir quand elle va enfin pouvoir reprendre le travail. "Que le président prenne des décisions précises, avec un calendrier précis. Mais il faut qu'on puisse maintenant voir ce qui va se passer ... Pas un jour sans qu'on rencontre des clients qui nous disent: on n'en peut plus, on veut se détendre, on veut profiter, on veut revenir à une vie à peu près normale... J'ai même, dans l'équipe, deux serveurs qui se font suivre par un psy tellement ils n'en peuvent plus !"

Des ours en peluche en lieu et place des clients à la terrasse d'un restaurant fermé de la capitale. (Anne-Christine POUJOULAT / AFP)

 

"Masques, distanciation, QR codes"...

Le bout du tunnel, c’est peut être aux alentours du 15 mai. Rien n’est encore arrêté, tout va dépendre de la situation sanitaire. Président départemental de l’UMIH, le syndicat de la restauration et de l’hôtellerie dans les Bouches-du-Rhône, Bernard Marty "espère la mi-mai... Je dirais même, si j'étais un peu plus revendicatif: ne perdons pas le week-end de l'Ascension, ouvrons le 12 ou le 13, c'est beaucoup mieux. De toute façon, il est clair qu'à un moment donné: où on ouvrira, ou ça s'ouvrira quand-même. Parce-que les gens ne pourront pas rester enfermés, dès que les beaux jours arriveront". La reprise se fera d’abord en terrasse avec un protocole qui reste à définir. Guillaume dirige une affaire familiale.

"Il faudrait rouvrir comme l'an dernier avec les masques, la distanciation sociale, le QR code sur les cartes... L'an dernier, on n'a pas eu un seul cluster. Si tout le monde respecte, je ne vois pas pourquoi il y aurait de souci..."

 

L’espoir, c’est aussi, pour les restaurateurs qui n’ont pas de terrasse, qu’on leur accorde le droit de s’installer sur l’espace public.

 

"Il va bien falloir une lumière au bout du tunnel." - Bernard Marty, président de l’UMIH 13