Hausse des prix des alcools : "Le consommateur ne peut rien faire, il ne peut que subir"

Vous l’avez peut être remarqué en faisant vos courses : les prix des alcools ont flambé. 3,2% d’augmentation depuis le 1er février 2019, date de l’entrée en vigueur de la loi Alimentation censée mieux rémunérer les agriculteurs. Dans le détail, certaines hausses sont plus fortes que d’autres, avec plus de 8% pour les rhums et le gin, par exemple. Du côté de Marseille, on fait grise mine : le sacro-saint pastis est lui aussi plus cher. Lionel Maillet de Sud radio s'est rendu sur place.

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"Le consommateur ne peut rien faire, il ne peut que subir"

Sur les terrasses du Vieux Port, c’est une institution : "Moitié eau, moitié Ricard ! Qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, Ricard nous protège ! Pour moi, c'est presque une religion. Quand tu as mal aux dents, tu mets un peu de Ricard sur la dent creuse et après, tu n'as plus mal !".

Beaucoup moins drôle, le prix du Pastis qui a grimpé de 6,8% en deux mois : "Ça commence à faire des sous... Je préfèrerais qu'ils tapent sur autre chose. Le consommateur ne peut rien faire, il ne peut que subir". À la sortie de ce supermarché, la hausse est encore plus spectaculaire : +7,3% pour les bières. "Ce sont les mêmes classes sociales qui paient. Peut-être pas pour les autres, mais qui sont mises à chaque fois à contribution."

"Espérons que la TVA va baisser sur certains produits essentiels"

Ces hausses sont les conséquences de la loi Alimentation pour mieux rémunérer les producteurs des filières agricoles. "Il aurait mieux valu que le récoltant gagne un peu plus comme c'était prévu au départ. Espérons que la TVA va baisser sur certains produits essentiels. Depuis que les grandes surfaces existent, dès qu'elles arrivent à avoir le monopole, les prix grimpent et, bien entendu, d'abord elles tuent le petit commerce et ensuite, elles jouent sur le monopole."

Les champagnes et les vins sont moins touchés par la flambée des prix.

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