Gilles William Goldnadel : "L'antiracisme a redonné aux blancs leur conscience de race"

Gilles William Goldnadel est avocat, essayiste et auteur de Névroses médiatiques (Plon)
Gilles William Goldnadel est avocat, essayiste et auteur de Névroses médiatiques (Plon)

"J’ai lutté contre l’idéologie la plus perverse que j'ai connue, et que j’appelle le pseudo-anti-nazisme devenu fou. Je considère qu’après mai 68 et les CRS-SS, la perversion de la Shoah a débouché sur un antiracisme dévoyé qui a eu pour principale caractéristique de nous donner l’obsession de la race", a déclaré Gilles William Goldnadel, avocat, essayiste et auteur de Névroses médiatiques (Plon). Gilles William Goldnadel était l’invité d’André Bercoff le 5 décembre 2018 sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Pour Gilles William Goldnadel, l’antiracisme découle du fait qu’Adolf Hitler était blanc de peau

"On ne parle de la race que via l’obsession de l’antiracisme. Ceux qui ont milité pour la suppression du mot race de la Constitution sont ceux qui parlent le plus de la race, ce sont ceux qui, maintenant, légitiment les camps racisés 'interdits aux blancs'. L’un de résultats les plus remarquables de l’antiracisme est d’avoir redonné aux blancs, qui l’avaient perdue, leur conscience de race. On le voit bien aux États-Unis", a déclaré Gilles William Goldnadel.

"J’ai pensé pendant un moment que l’État-nation occidental était considéré comme le créateur du nazisme. Mais c’est plus profond que ça. Hitler était de couleur blanche, il a commis le pire des crimes des temps modernes. Et il existe dans la société occidentale, dans l’inconscient collectif, une sourde honte de partager avec Adolf Hitler la même couleur", a encore estimé Gilles William Goldnadel au micro d’André Bercoff.

"On est passé d’un excès à l’autre. Il y a cent ans, l’homme occidental se vivait comme très supérieur intellectuellement à l’homme oriental. Et à cause du drame terrible de la Shoah, il se vit, au moins inconsciemment, comme inférieur moralement à l’homme oriental. L’esclavage, le colonialisme, le génocide des amérindiens aux États-Unis ont été revisités à travers le prisme de la Shoah. L’homme occidental est considéré comme l’unique concepteur du racisme. Donc, par voie de conséquence, il ne peut pas le subir, ce racisme", a expliqué Gilles William Goldnadel.

La ridiculisation du beauf est un thème chéri par les franchouillards racistes

"Regardez le service public audiovisuel. Les gens qui militent en faveur de cet antiracisme dévoyé, qui regardent l’homme blanc comme l’auteur de tous les méfaits, le non-occidental comme la victime stéréotypée de tous les crimes des blancs ! Les gens qui tentent encore sottement de nazifier le peuple en sont pour leurs frais.

Rappelez-vous comment Christophe Castaner s’est ridiculisé en collant aux Gilets Jaunes l’étiquette de l’extrême-droite, ou comment Gérald Darmanin s’est ridiculisé quand il a dit que c’était la peste brune. Cette utilisation pernicieuse, insultante pour le génocide des juifs, mis à toutes les sauces, c’est la prolongation de la ridiculisation du beauf. La France qui fume des clopes et roule au gasoil (l’expression de Benjamin Griveaux), c’est la France des franchouillards racistes. Je pense que dans le creux de la colère française il y a encore ces insultes-là, qui sont encore cuisantes."

Les islamo-gauchistes n’ont rien à voir avec l’islam

Au cours de cet entretien avec André Bercoff, Gilles William Goldnadel a également évoqué les "islamo-gauchistes". "Cela fait dix ans que j’emmerde tout le monde avec les islamo-gauchistes. Qui sont-ils ? Ils n’ont rien à voir avec l’islam et tout avec le gauchisme. Ce sont des gens qui, par détestation des Français occidentaux, ont tout accepté de l’islamisme et de l’islam. Ils ont interdit toute critique de la radicalité islamique. Ceux qu’ils détestent, c’est leurs voisins occidentaux", a-t-il déclaré.

"C’est quoi le beauf ? Le beauf, c’est l’héritier du bœuf au fromage. L’anti-américanisme primaire, la détestation de Trump, c’est complètement issu de ça. Trump qui défend les petits blancs, ça n’a aucun sens ! La détestation du policier-CRS-SS, c’est la détestation encore une fois du franchouillard", a conclu Gilles William Goldnadel.

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast.

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