Gilets Jaunes : "six mois qu'on se prend des coups, qu'on se fait gazer !"

Le vendredi 17 mai marque les six mois du lancement du mouvement de contestation des Gilets Jaunes et c'est aujourd'hui l'heure du bilan. Stéphane Burgatt de Sud Radio est allé à Marseille, dans le quartier déshérité de Saint-Mauront, au Théâtre du Toursky, quartier général des Gilets Jaunes Marseillais.

 

 

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"Six mois qu'on se prend des coups, qu'on se fait gazer !"

Réunion d’urgence pour soutenir la direction de ce théâtre qui leur ouvre régulièrement les portes. Les subventions sont réduites et les Gilets Jaunes, comme Frank Rhit, y voient un signal politique : "on nous disait que les gens étaient prêts à nous ouvrir des salles pour pouvoir discuter ; c'est le seul qui nous a accueillis sur Marseille pour qu'on puisse se réunir. Quand on essaie de se rassembler, on nous coupe l'herbe sous le pied !"

Premier bilan pour ces six mois de lutte : Paul retient les coups durs. "Six mois qu'on se prend des coups, qu'on se fait gazer ! Il y a des éborgnés, des mains arrachées... Je vous garantis qu'un jour ou l'autre, ça va déborder !" prévient-il au micro de Stéphane Burgatt de Sud Radio. Selon lui, le mouvement risque de se radicaliser :

À l’inverse, pour Jean-Jaques Latil, ce sont six mois de batailles gagnées : "en six mois, on a fait bouger beaucoup de lignes. Rien qu'au niveau du gouvernement, il y a quand même 17 personnes qui sont parties. On a réussi à obtenir des bribes, que l'État chiffre à dix milliards d'euros mais que nous on chiffre plutôt aux alentours de cinq milliards d'euros".

"Monsieur Macron, on n'en attend rien ! C'est quelqu'un qui nous raconte des histoires tous les jours"

Des concessions gouvernementales, oui, mais des faux cadeaux selon Nawel : "les dix milliards qui nous ont été soi-disant accordés ont été récupérés dans les APL. Monsieur Macron, on n'en attend rien ! C'est quelqu'un qui nous raconte des histoires tous les jours".

Six mois après, tous se disent réfléchir activement à se réinventer et impulser un second souffle à leur mouvement de contestation.

 

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