Gilets Jaunes : "On va continuer, ça va empirer"

Le tour de vis va-t-il suffire ? Après les violences de samedi dernier dans la capitale, Édouard Philippe durcit le ton. Le Premier ministre a annoncé la possible interdiction de manifester dans certaines villes comme à Paris, Bordeaux ou Toulouse en cas de présence d’élèments ultras. L’amende pour participation à une manifestation interdite passera de 38 à 135 euros. Toute la question est de savoir si ces mesures seront dissuasives. Lionel Maillet de Sud Radio est allé poser la question à des Gilets Jaunes marseillais.

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"On va à Paris parce que c'est symbolique ! S'il faut mettre un symbole ailleurs, on le fera !"

Il faudra bien plus qu’une interdiction de manifester sur les Champs Élysées pour entamer la détermination de Corinne, cette Gilet Jaune marseillaise qui était à Paris samedi dernier : "si on nous bloque les Champs Élysées, qu'ils mettent l'armée, qu'ils fassent des barricades, on ira ailleurs, c'est pas grave ! Il y a plein de villes, plein d'endroits pour aller manifester ! On va à Paris parce que c'est symbolique ! S'il faut mettre un symbole ailleurs, on le fera !"

Il y en aura encore de la casse prévient Luc, qui a assisté aux scènes de pillage. Selon lui, on ne met pas vraiment tout en œuvre pour empêcher la violence : "les commerces ont besoin de travailler, et on n'est pas là pour se mettre à dos les commerces. Mais ce qu'il se passe à l'heure actuelle, c'est le gouvernement qui le fait. Il y a des casseurs, des Blacks Blocs, les personnes sont connues. S'ils veulent les arrêter, ils les arrêtent ; s'ils ne le font pas, c'est qu'ils ont envie que ça se passe comme ça".

"On va continuer, ça va empirer"

Non seulement le mouvement va continuer, mais il va se radicaliser assurent certains Gilets Jaunes : "les gens qui sont encore dans la rue après quatre mois de mouvement, ce sont les gens qui sont déterminés à ce que ça change. Tant que ça changera pas, ces gens n'ont plus envie de rentrer chez eux. Les manifestations de samedi seront les mêmes, à Paris, à Marseille ou ailleurs. On va continuer, ça va empirer".

Pour Corinne, "habituellement, il y a un peu moins de Gilets Jaunes qui se mêlent aux Black Blocs. Maintenant, on fait corps : il y a des Gilets Jaunes, des Black Blocs, des casseurs. Tout le monde est ensemble. Je ne cautionne pas la casse, mais il faut reconnaître qu’il n’y a qu’avec ça qu’on se fait entendre". 

 

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