Francette Popineau : "le climat propice aux insultes, aux propos familiers en direction des directeurs d'école est pesant"

Photo d'illustration ©PATRICK HERZOG - AFP
Francette Popineau, co-secrétaire générale et porte-parole du SNUipp-FSU, interviewée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger dans "L’invité de l’actu" sur Sud Radio, à 8h10. @Patrick Hertzog - AFP

Francette Popineau, co-secrétaire générale et porte-parole du SNUipp-FSU (premier syndicat des enseignants du primaire), était "L’invitée de l’actu" dans la matinale de Sud Radio du 8 novembre 2018 animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger. Elle revient sur les incivilités et la violence dans les écoles primaires. 

Les enseignants du primaire victimes de harcèlement

Une étude publiée récemment fait état de la montée de la violence qui touche les écoles primaires, et plus particulièrement les directeurs et les enseignants de ces structures. Insultes, harcèlement, violence, incivilités... Pour Francette Popineau, co-secrétaire générale et porte-parole du SNUipp-FSU (premier syndicat des enseignants du primaire), "On ne sait pas si cela se développe beaucoup mais cela existe et le sentiment des directeurs d'école est que ce climat propice aux insultes, aux propos familiers en direction des directeurs est pesant. De manière générale, il y a un problème avec l'autorité."

Les directeurs et les enseignants rencontrent des difficultés avec les élèves et les parents. "Il faut savoir que l'école est assez méprisée car elle ne fait pas ceci ou ne fait pas cela. Il y a une perte d'autorité dans la façon avec laquelle on évoque l'école. Il fut un temps où l'école était sacralisée, on en est loin !"

La violence sociale se retourne contre les directeurs d'écoles

"Pourtant l'école essaye d'apporter des règles qui profitent à tous, qui sont protectrices mais les enfants et les parents vivent dans une société qui, elle, ne l'est pas" constate Francette Popineau. Avant d'ajouter : "Cette société leur montre qu'il y a des indulgences pour les uns et moins pour les autres et que finalement, la démocratie est moins protectrice pour les personnes les plus démunies."

C'est la raison principale pour laquelle "ces parents en veulent à l'école quelques fois et c'est vers celui qui représente l'autorité que la colère, la souffrance et le sentiment d'injustice des personnes se retournent. Mais malgré cela, même si bien sûr des familles sont en souffrance et l'expriment au quotidien, la plupart du temps nous avons affaire à des familles extrêmement sympathiques et coopératives !"

 

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Retrouvez "L’invité de l’actu" du lundi au vendredi à 8h10 sur Sud Radio dans la matinale de Cécile de Ménibus et Patrick Roger.
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