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FNSEA et JA appellent le gouvernement à prendre en compte "l'intégralité" de leurs demandes

La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs exhortent le gouvernement à prendre en compte "l'intégralité" de leurs doléances pour parvenir à une sortie de crise, ont déclaré mercredi les présidents de ces syndicats à l'AFP.

Dimitar DILKOFF - AFP

La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs exhortent le gouvernement à prendre en compte "l'intégralité" de leurs doléances pour parvenir à une sortie de crise, ont déclaré mercredi les présidents de ces syndicats à l'AFP.

La "centaine de propositions très concrètes qu'on présentera ce soir au Premier ministre (...) n'est pas une base de négociations, c'est une demande complète dans laquelle il n'est pas question qu'on fasse ses courses", a prévenu le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau.

"Ils ont envoyé leurs propositions", a confirmé Matignon à l'AFP en soirée, en rappelant que Gabriel Attal "les a tous rencontrés pendant plusieurs heures".

Plus tôt mercredi, le premier syndicat d'agriculteurs français et les JA avaient diffusé une liste détaillée de demandes au gouvernement, en pleine mobilisation de la profession dans toute la France.

Ils ont exigé des "réponses immédiates sur la rémunération" dont une aide d'urgence aux "secteurs les plus en crise", et à plus long terme, la mise en œuvre d'un "chantier de réduction des normes", notamment environnementales.

Sur ce volet d'aides immédiates, M. Rousseau a remarqué que "les chiffrages sont en cours, mais évidemment on parle de plusieurs centaines de millions d'euros".

"Il y a un cadencement" dans ces demandes, entre ce qui pourra être décidé rapidement et ce qui devra faire l'objet d'un travail législatif, "mais ce qu'il y a dedans, ce n'est pas à la carte", a insisté M. Rousseau.

Sur l'environnement, FNSEA et JA ne demandent plus seulement l'arrêt des "surtranspositions", soit des applications plus étendues que prévu de règlements européens, mais aussi de supprimer des mesures existantes.

Dans le viseur: des règles relatives à l'utilisation des phytosanitaires et aux prélèvements d'eau, ainsi que l'Office français de la biodiversité.

"Ce qu'on demande, c'est que la France revienne en arrière sur toutes les règles qui ne sont pas les mêmes règles qu'au niveau européen. Vous ne pourrez jamais faire aimer l'Europe aux agriculteurs si vous faites des règles qui les pénalisent face à d'autres agriculteurs" européens, a plaidé pour sa part le président des JA, Arnaud Gaillot.

Plus largement, et alors que la mobilisation des agriculteurs a pris une nouvelle fois de l'ampleur mercredi avec de multiples blocages et manifestations, M. Rousseau a souhaité "trouver une issue rapidement pour éviter que les choses s'agrègent de manière incontrôlable et de faire en sorte que la balle qui est aujourd'hui dans le camp du Premier ministre, réponde à la demande du terrain".

"Ce chemin ne peut pas être avec des vieilles recettes, il ne peut pas être avec quelques annonces un peu emblématiques", a-t-il martelé: "on a besoin que très clairement les pouvoirs publics changent de logiciel".

 

AFP / Paris (AFP) / © 2024 AFP

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