Fermeture des marchés : "On a pris un coup de bambou derrière la tête"

Monique Rubin, présidente de la Fédération nationale des marchés de France, était interviewée dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 24 mars. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

LOU BENOIST - AFP/Archives

Les marchés alimentaires, en plein-air ou non, sont désormais fermés, sauf exceptions. Monique Rubin, présidente de la Fédération nationale des marchés de France, était a priori opposée  à cette décision. Comment a-t-elle réagi aux annonces du Premier Ministre ?

 

Une annonce surprise de la part du gouvernement

"Bien sûr, nous étions contre la fermeture, surtout pour ceux qui respectaient les conditions, explique-t-elle. Notre priorité absolue est, bien sûr, la protection des consommateurs. Nous sommes bien d’accord, ce n’est pas une fronde. Mais pour nous, il était indispensable que l’on puisse maintenir les marchés parce que ce maintien était une possibilité pour les populations les plus fragiles et isolées de pouvoir se nourrir."

"Le maintien des filières alimentaires en produits frais, c’est très important. C’était vraiment offrir à la population de consommer des produits frais et de qualité", juge la présidente de la Fédération nationale des marchés de France. "Quand le Premier Ministre a fait cette annonce, on a pris un coup de bambou derrière la tête. Nous avions eu des conférences téléphoniques toute la journée avec de nombreux ministres. À aucun moment, on ne nous a dit que les marchés seraient interdits. On nous a dit qu’ils ne seraient pas autorisés s’ils ne respectaient pas stricto sensu les règles édictées."

Quid de la grande distribution ?

Ce sont donc les maires et les préfets qui vont décider de maintenir ou non les marchés. "À partir du moment où un maire pourra mettre en place un marché « COVID-responsable » où toutes les règles seront respectées, comme à Valence, chez moi, je pense que nos préfets valideront", estime Monique Rubin.

"Localement, détaille la présidente de la Fédération nationale des marchés de France, il pourra encore y avoir des marchés s’ils respectent les distances, si l’on canalise les clients, que l’on évite trop de monde en même temps, que l’on protège les produits alimentaires, que l’on empêche les gens de se servir. Il faut que ce soit quelque chose de précis." Par ailleurs, souligne Monique Rubin, "à aucun moment n’a été faite une étude sur les risques sur un marché ou en grande distribution. Je voudrais quand même bien que l’on fasse le parallèle…"

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