Explosion rue de Trévise : "Avoir au moins l'assurance que notre immeuble ne risque pas de s'effondrer"

Quatre jours après l'explosion qui a fait quatre morts, le périmètre de sécurité est toujours maintenu autour de la rue de Trévise à Paris. Douze immeubles sont désormais interdits d'accès. Sur place, les habitants accèdent au compte-goutte à leur logement. Mathilde Choin de Sud Radio est allée à leur rencontre.

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Le secteur n'est toujours pas sécurisé

Tenue derrière le périmètre de sécurité, cette propriétaire d'un des logements rue de Trévise à Paris, tente une nouvelle fois d'accéder à son immeuble, elle ne sait toujours pas s'il en encore quelque chose : "J'aurais bien aimé rentrer voir ce qu'il reste de mes biens", confie-t-elle à Mathilde Choin de Sud Radio.

Alors que le secteur n'est toujours pas sécurisé, les pompiers s'affairent. Les experts enchaînent les interventions, notamment dans les trois restaurants de Clémentine, où certaines vitrines vont maintenant pouvoir être bouchées : "Il y en a une à laquelle on ne peut pas accéder, puisqu'elle fait partie des immeubles qu'ils estiment être un peu dangereux", explique cette dernière.

"Déjà, être sûr qu'on ne perde pas notre logement"

Mais d'autres attendent toujours de pouvoir faire venir les assurances. Hébergée dans un hôtel jusqu'à la fin de la semaine, Chloé est autorisée à venir récupérer quelques affaires chez elle : "De quoi m'habiller, ce sont des amis qui m'ont prêté des vêtements pour l'instant, c'est la première fois que je récupère des choses". Cinq minutes plus tard, escortée par un policier, la jeune femme ressort complètement déboussolée : "Je ne sais pas trop ce que j'ai mis dedans ! Tout est cassé...".

Après quatre jours d'attente, elle aimerait enfin pouvoir avancer : "Avoir au moins l'assurance que notre immeuble ne risque pas de s'effondrer, c'est surtout ça. Quand on aura cette information-là, on pourra souffler un peu. Déjà être sûr qu'on ne perde pas notre logement". Les habitants de la rue de Trévise aimeraient savoir aussi pourquoi cette fuite de gaz s'est produite. Quatre jours après, l'enquête se poursuit.