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Européennes: l'écologiste Marie Toussaint lance une campagne contre la "pauvrophobie d'Etat"

L'eurodéputée écologiste Marie Toussaint, tête de liste pour les élections européennes, lance une campagne contre la "pauvrophobie d’État", c'est-à-dire les politiques discriminantes vis-à-vis des précaires, et a saisi la défenseure des droits concernant les pratiques de la Caisse nationale d'assurance famille (CNAF).

JULIEN DE ROSA - AFP/Archives

L'eurodéputée écologiste Marie Toussaint, tête de liste pour les élections européennes, lance une campagne contre la "pauvrophobie d’État", c'est-à-dire les politiques discriminantes vis-à-vis des précaires, et a saisi la défenseure des droits concernant les pratiques de la Caisse nationale d'assurance famille (CNAF).

Reprenant les résultats d'une enquête du journal Le Monde, l'élue dénonce l'utilisation par la Cnaf d'un algorithme discriminant qui cible et contrôle davantage les plus précaires, comme les familles monoparentales, les chômeurs, des personnes allocataires du RSA et les personnes handicapées, en les considérant comme "plus susceptibles de commettre des fraudes aux allocations", a expliqué l'avocat Emmanuel Daoud, lors d'une conférence de presse commune.

Marie Toussaint a saisi la défenseure des droits, déplorant, dans son courrier de saisine, que "des catégories de population cumulant déjà des difficultés socio-économiques soient frappées par une double peine: celle de devoir subir des contrôles plus fréquents et plus approfondis en raison de leur vulnérabilité".

Après avoir mené la bataille du contentieux environnemental, avec son combat au sein de "l'Affaire du siècle", qui a fait condamner l'Etat français en 2021 pour ses manquements dans la lutte contre le réchauffement climatique, Marie Toussaint estime que "doit venir le temps d'une nouvelle ère, celle du contentieux social".

"Nous sommes à la disposition de tous les bénéficiaires qui souhaiteraient engager une action pénale", a-t-elle ajouté.

Refusant les discours "qui rendent les pauvres responsables de tous les maux", l'eurodéputée veut lutter contre la "pauvrophobie d'Etat" et "faire de la lutte contre la pauvreté la colonne vertébrale de l'Europe".

Elle entend mettre en place au niveau européen un "droit de veto social", qui consiste à "étudier l'impact de chaque projet sur les 10 ou 20% les plus pauvres" et bloquer toute mesure qui serait nuisible aux plus défavorisés.

Elle a pour cela lancé une pétition (https://pauvrophobie.ecologie2024.eu/) et appelle à créer "l'équivalent d'un défenseur des droits au niveau européen".

La tête de liste écologiste mettra aussi le thème de la justice sociale au coeur de son deuxième meeting de campagne, prévu le 20 janvier à Villeuneuve-d'Ascq (Nord).

Auparavant, elle présentera ses voeux à la presse le vendredi 12 janvier, devant le mémorial du Mont-Valérien (Suresnes, Hauts-de-Seine), en présence de la patronne des écologistes Marine Tondelier.

AFP / Paris (AFP) / © 2024 AFP

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