Entre agacement et compréhension, les usagers partagés sur le conflit à la SNCF

La grève SNCF agace les usagers (©Kenzo Tribouillard - AFP)

Reportage Sud Radio. Alors que les syndicats de la SNCF ont été reçus l’un après l’autre ce lundi matin par le Premier ministre Édouard Philippe, les usagers, eux, ont aussi leur avis sur ce conflit.

Dès 8h du matin ce lundi, le bal des représentants syndicaux reçus un par un à Matignon par Édouard Philippe s’est enclenché. Des rencontres bilatérales organisées après la pression de l’intersyndicale de la SNCF, qui claquait la porte des concertations avec la ministre des Transports Elisabeth Borne le 20 avril dernier. Si l’issue des discussions est encore aujourd’hui difficilement prévisible, les usagers de la SNCF, eux, espèrent une fin rapide au conflit.

"La SNCF a évolué depuis la création du statut, les mecs ne sont plus là à rentrer du charbon dans les locomotives pour qu’elles avancent, on ne met plus 20 heures pour aller à Nice… Je pense qu’il y a plein de gens en France qui bossent beaucoup plus dur qu’eux et qui ont des horaires beaucoup plus contraignants", fait remarquer Caroline, qui prend le train plusieurs fois par semaine, au micro de Sud Radio. Même son de cloche assez sévère du côté de Sylvain, qui semble en vouloir aux grévistes. "S’ils ne sont pas contents de leur position, eh bien qu’ils aillent au chômage et laissent leur place aux gens qui sont au chômage et qui aimeraient bien avoir leur paye. Ils ont quand même des avantages que beaucoup de gens n’ont pas !", affirme-t-il.

Pour Sylvie, le gouvernement ne doit pas flancher, sinon "ce sera la porte ouverte à d’autres revendications ensuite". Mais pour Véronique, c’est le gouvernement qui est en tort dans l’enlisement de ce conflit. "Il ne faut pas tout balayer d’un coup sous prétexte qu’on entend dire partout que les cheminots sont des privilégiés. Ce n’est pas vrai ! Il n’y a pas qu’eux qui ont des métiers difficiles, il y en a partout, mais ce n’est pas une raison ! Il faudrait que le gouvernement maintienne le statut des cheminots", martèle-t-elle.

Un reportage de Clément Bargain

Sur le même sujet
Vos réponses pour cet article

Ajouter un commentaire

Les rubriques Sudradio