Emmanuel Macron à la rescousse du mont Blanc

Jean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervais en Haute-Savoie, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 12 février. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

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Le maire de Saint-Gervais-les-Bains attend avec impatience le discours d'Emmanuel Macron sur la préservation du mont Blanc et de son écosystème.

Contre les incivilités et pour préserver la biodiversité, Jean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervais en Haute-Savoie, a écrit à Emmanuel Macron afin de lui montrer tout ce qui se dégrade autour du mont Blanc.

 

Des abus en tout genre

"Je l’ai interpellé à l’automne 2019, confirme-t-il. Cela fait 17 ans que je me bats pour que l’on prenne des mesures pour préserver le mont Blanc, le protéger de tous ces fous qui veulent aller au sommet, s’en servir pour se valoriser. Je suis tombé sur quelqu’un de déterminé. Le président de la République m’a répondu très rapidement. Et trois mois après, il vient à Saint-Gervais pour me donner des éléments de réponse et dire quelles mesures il compte prendre".

A-t-on tout accepté sur le mont Blanc ? "On voit des choses dingues parce qu’il n’y a aucune réglementation, hormis celle des sites classés, qui n’est qu’une réglementation d’urbanisme. Par contre, vous pouvez faire ce que vous voulez. Tout le monde en profite. On a vu cet Anglais avec un rameur, ces Lettons avec un mât de dix mètres, cet Allemand monter avec un chien, ce Russe avec son gamin de six ans, un chef mettre une table pour vanter son restaurant… On a vu tous ceux qui se servent du mont Blanc pour faire du business ou faire une belle photo sur Instagram".

Des sites que l'on consomme

Du coup, comme pour d’autres sites touristiques célèbres, faut-il interdire, réduire l’accès ? "Nous avons réduit l’accès en obligeant ceux qui font le mont Blanc en plusieurs jours à réserver en refuge et donner leur nom", détaille Jean-Marc Peillex. "J’ai obtenu cela au bout de seize ans de la part de l’État ! Aujourd’hui, on a un Président qui a décidé de prendre ce problème à bras le corps, pour que la France soit leader d’une réglementation sur les sites surfréquentés".

"Avant mon cri d’alarme, c’est Venise, Barcelone, l’île de Pâques qui ont dit suffoquer sous la surfréquentation, souligne le maire de Saint-Gervais. Tous ces sites, aujourd’hui, on les consomme. On a deux solutions : soit on interdit et on sacralise ; soit on trouve des solutions pour continuer à en profiter dans des conditions raisonnables. Il faut établir des règles, les faire respecter et donner des amendes. Ceux qui font n’importe quoi, il faut les mettre dehors et qu’ils sachent le prix de leur bêtise".

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Retrouvez "le coup de fil du matin" du lundi au vendredi à 7h12 sur Sud Radio, dans la matinale de Cécile de Ménibus et Patrick Roger.
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