Des plages bretonnes à nouveau fermées après des "incivilités"

La préfecture du Morbihan, "à la demande des maires", a annoncé mercredi avoir interdit l'accès aux plages de cinq communes du département, rouvertes le week-end dernier, après avoir constaté des incivilités et le non respect des règles de distanciation.

Damien MEYER - AFP/Archives

La préfecture du Morbihan, "à la demande des maires", a annoncé mercredi avoir interdit l'accès aux plages de cinq communes du département, rouvertes le week-end dernier, après avoir constaté des incivilités et le non respect des règles de distanciation.

"Cette décision est la conséquence des comportements inacceptables constatés durant le week-end dernier (incivilités, distanciation sociale ignorée, non-respect des arrêtés municipaux, dégradation des aménagements, non-respect des enjeux environnementaux...)", indique la préfecture dans un communiqué.

Les cinq communes concernées sont Billiers, Damgan, Erdeven, La Trinité-sur-Mer et Saint-Philibert.

Par ailleurs, le préfet du Morbihan a autorisé "de manière dérogatoire et par un même arrêté du 20 mai", l’ouverture de 25 plages sur quatre nouvelles communes du département (Baden, Ile-aux-moines, Locmariaquer et Larmor Plage).

"Comme constaté, si les plages ouvrent, elles peuvent aussi être fermées. (...) Un renforcement des contrôles par les forces de l’ordre est prévu pour ce week-end de l’Ascension", avertit la préfecture.

A Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), le maire a annoncé sa décision de rendre le port du masque obligatoire de 11H00 à 18H00 intra-muros, dans certaines rues très commerçantes, pendant les week-ends de l'Ascension et de la Pentecôte.

"On a du mal à faire respecter les distanciations. Le masque, c'est aussi un moyen très efficace de rappeler le contexte dans lequel on est", a déclaré à l'AFP Claude Renoult, maire (SE) de Saint-Malo.

Sur les plages, "on va passer de la pédagogie à la verbalisation" (amende de 135 euros) à partir de jeudi, a ajouté le maire, en faisant état d'un nombre très limité de personnes ne respectant pas le caractère "dynamique" de la plage.

Dans le Finistère, un arrêt préfectoral interdit l'accès à deux plages. "Les conditions météorologiques favorables ont donné lieu ce jour à une forte affluence sur les plages du Finistère, et ce dans le respect des règles fixées par les maires, à l’exception de quelques cas où le comportement des usagers n’a pas été conforme à celui attendu (non-respect de la distanciation physique, incivilités, non-respect de l’environnement…)", indique la préfecture dans un communiqué diffusé mercredi soir.

A la demande de la maire de Locmaria-Plouzané, le préfet du Finistère, Pascal Lelarge a pris un arrêté retirant l’autorisation d’accès aux plages de Porsmilin et Portez.

Une situation qui contraste avec les plages dans les Landes. "Il n'y a pas eu de problèmes d'incivisme chez nous", a déclaré le président du syndicat mixte de gestion des baignades landaises (SMGBL) Hervé Bouyrie, par ailleurs maire de Messanges. "On est prêts à accueillir du monde ce week-end".

En Gironde, aucun des 17 maires du littoral qui avaient obtenu la semaine dernière une dérogation pour la réouverture de leurs plages n'a fait machine arrière selon la préfecture.

En Charente-Maritime, aucun demande de cette nature n'a été faite, selon le président de Charentes tourisme Stéphane Villain, interrogé par l'AFP. La tendance est même à l'ouverture de nouvelles plages: la préfecture a autorisé mardi la réouverture de plages dans 12 communes supplémentaires.

Des centaines de plages, fermées pour cause de confinement, ont rouvert le week-end dernier sur le littoral français, le plus souvent en "mode dynamique", la position statique sur une serviette y étant interdite.

AFP / Rennes (AFP) / © 2020 AFP