Cyril Bennasar : "Plus on remonte le temps, plus on va trouver des expressions qui nous paraissent aujourd'hui racistes"

L’artisan ébéniste, chroniqueur dans le magazine "Causeur", Cyril Bennasar, auteur de "L'arnaque antiraciste expliquée à ma sœur" (Éditions Mordicus), était l’invité de Philippe Rossi, vendredi 2 avril sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Cyril Bennasar invité de Philippe Rossi dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Dans son livre, Cyril Bennasar répond point par point à l'essayiste Rokhaya Diallo, militante féministe et antiraciste.

 

"On fait de l'anachronisme"

Une réponse qui a commencé par un article dans le magazine Causeur, mais au vu de la taille des arguments opposés, le papier s'est transformé en livre. Un exposé de la vision qui oppose les deux intellectuels : "entre son universalisme différencialiste et notre universalisme républicain". Selon le chroniqueur, la vision de Rokhaya Diallo "s'oppose à la nôtre, à la tradition française qui ne veut pas voir les différences".

Dans l'actualité "antiraciste", l'émission "Pyramide" fait polémique, notamment sur le traitement de Pépita par les équipes de production menées par Patrice Laffont. Accusations de sexisme, de racisme, Pépita réfute pourtant le tout. "On fait de l'anachronisme, comme avec Pierre Ménès il y a quelques jours", déplore Cyril Bennasar. "Comme on est dans une société qui progresse vers de plus en plus de vivre ensemble et de moins en moins de racisme, plus on remonte dans le temps, plus on va trouver des expressions qui nous paraissent aujourd'hui racistes ou sexistes", explique-t-il.

 

Une "demande de repentance permanente"

L'artisan observe un changement des mentalités lié au "changement de la population française". En évoquant les films de Jean-Paul Belmondo ou de Michel Audiard, "on se souvient que l'on entendait 'négro' ou 'bougnoule'". Des termes qui seraient désormais impensables dans le cinéma français. "À l'époque, la présence des noirs avait quelque chose d'exotique, ça n'était pas une partie imposante de la population française", résume le chroniqueur.

"Heureusement qu'on ne parle plus comme ça", concède Cyril Bennasar qui dénonce toutefois "le procès qu'on nous fait" sur des épisodes datant de 30 ou 40 ans en arrière pour nous "dire que c'était raciste". "Ce n'est pas possible", lance-t-il, regrettant que l'on nous "demande de la repentance en permanence".

 

 

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast.

Retrouvez André Bercoff et ses invités du lundi au vendredi sur Sud Radio, à partir de midi. Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !