Covid: les tests en "forte hausse", leur prix revu en baisse

Nouvelle illustration du rebond de l'épidémie de Covid-19, le nombre d'examens de dépistage a augmenté de 25% la semaine dernière, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, qui vient de baisser les tarifs des tests PCR.

STEPHANE DE SAKUTIN - AFP/Archives

Nouvelle illustration du rebond de l'épidémie de Covid-19, le nombre d'examens de dépistage a augmenté de 25% la semaine dernière, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, qui vient de baisser les tarifs des tests PCR.

Avec plus de 1,6 million de tests PCR et antigéniques validés entre le 13 et le 19 juin, l'activité de dépistage est "de nouveau en forte hausse", indique la direction des statistiques (Drees) dans un communiqué.

Tombé à un peu plus d'un million fin mai, le nombre de tests était déjà remonté à près de 1,3 million la semaine de la Pentecôte. Ce nouveau bond de 25%, favorisé par l'absence de jour férié, est encore plus prononcé chez les moins de 16 ans (+45%).

La tendance est calquée sur l'épidémie de Covid, en pleine reprise: le nombre de contaminations a triplé en trois semaines, de moins de 18.000 par jour fin mai à plus de 54.000 mercredi (en moyenne sur sept jours).

Face à cette "poussée de la maladie", le Pr Alain Fischer s'est déclaré mercredi, sur franceinfo, favorable "à titre personnel" au retour du masque dans les transports collectifs, "certainement pour les personnes fragiles, et probablement pour l'ensemble de la population".

Même message de la part de la Fédération hospitalière de France (FHF°, "favorable au rétablissement du port du masque obligatoire dans les transports", selon son président Frédéric Valletoux, qui a également mis l'accent jeudi sur la nécéssité "d'accélérer la campagne de 2ème rappel".

"Les contaminations remontent", et s'il faut "par exemple considérer un retour du masque dans les transports (...) on ne s’interdit rien", a réagi jeudi sur franceinfo la porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, assurant que l'exécutif "saisirait les autorités sanitaires (...) si cette question devait se poser dans les prochaines semaines".

En attendant, le ministère de la Santé a décidé de "rétablir les tarifs de droit commun" pour les tests PCR, en réduisant d'environ quatre euros le montant payé aux soignants libéraux pour les prélèvements nasopharyngés, selon un arrêté publié mercredi au Journal officiel.

Au passage, les règles ont aussi été modifiées pour les laboratoires d'analyses médicales. Exit les tarifs dégressifs (avec des paliers à 24 et 48 heures) en vigueur depuis fin 2020: désormais les biologistes ne seront payés que s'ils rendent les résultats en moins de 36 heures, ce qui est déjà le cas pour plus de 96% des tests PCR.

AFP / Paris (AFP) / © 2022 AFP