Coronavirus : "Désolé c'est pas écrit sur le contrat", un chef d'entreprise face aux assurances

Bruno Le Maire propose une première enveloppe pour sauver l'économie de 45 milliards d’euros. Une enveloppe qui pourra être réalimentée selon la durée du confinement et la progression du Covid-19. Un coup de main essentiel pour les petites et moyennes entreprises.

Un reportage de Cyprien Pézeril

 

Bruno Le Maire propose une première enveloppe pour sauver l'économie de 45 milliards d’euros. Une enveloppe qui pourra être réalimentée selon la durée du confinement et la progression du Covid-19. Le ministre de l’économie parle "d’effort de guerre". Une série de mesures doivent être prises par voie d'ordonnance en Conseil des ministres ce 25 mars 2020.

Les premières victimes de ce confinement et de la mise en pause de l'économie sont les entreprises. Pour soulager l'effort sur leur trésorerie, l'Etat met en place des garanties exceptionnelles pour que les banques continuent de prêter. Une mesure est déjà en œuvre : le chômage partiel. 730 000 salariés français sont actuellement en chômage partiel.

Dans la PME familiale de Romain Olivier, 10 à 15% seulement de l’activité normale de son entreprise préservée… A la tête d’une fromagerie de 24 employés, il n’a pas eu choix de recourir au chômage partiel. Résultat : les tâches de préparation de commandes, réception des marchandises et soin pour l'affinage des fromages fonctionnent au ralenti :

"Au lieu des 300 et 400 heures hebdomadaires, on doit tourner à 12 ou 13 heures par semaine."

Romain Olivier n’a pour l’instant pas de problème de trésorerie… notamment grâce au report de charges sociales et fiscales, une décision qu'il juge "indispensable" alors que la seule solution aujourd'hui est de "se serrer les coudes".

"Il faut ouvrir les vannes, on fera les comptes à la fin."

Un effort de guerre qui nécessite l’effort de tous. Romain Olivier aimerait que les assureurs aident les entreprises. Mais pour l’instant ils refusent tous. Le chef d'entreprise s'insurge du retour des assurances et des banques : "désolé c'est pas écrit sur le contrat".

L’Etat lui continu de mettre la pression aux assurance. Alors qu’il se prépare selon Bruno le maire à une crise économique plus grave encore que celle de 1929.