Coronavirus: annulation de l'interdiction de s'asseoir sur les bancs à Biarritz

Le maire de Biarritz a annoncé mardi après-midi à l'AFP annuler un récent arrêté interdisant de s'asseoir sur les bancs "plus de deux minutes", plaidant la "maladresse" d'une mesure ayant suscité des critiques.

GAIZKA IROZ - AFP

Le maire de Biarritz a annoncé mardi après-midi à l'AFP annuler un récent arrêté interdisant de s'asseoir sur les bancs "plus de deux minutes", plaidant la "maladresse" d'une mesure ayant suscité des critiques.

"On s'y est mal pris, j'ai annulé cette partie de l'arrêté sur les bancs, c'est réglé", a indiqué à l'AFP Michel Veunac (MoDem).

Mardi matin, la municipalité avait justifié par "l'impossibilité de flâner" un arrêté interdisant "la station assise d’une durée de plus de deux minutes sur un banc ou sur un espace assimilable".

La mesure, prise le 20 mars pour "compléter le dispositif national" contre l'épidémie de Covid-19, était passée inaperçue avant sa publication lundi dans une lettre d'information sur le site internet de la ville.

Une place en centre-ville, à Biarritz, le 13 août 2019

Une place en centre-ville, à Biarritz, le 13 août 2019

IROZ GAIZKA - AFP/Archives

Consentant une "maladresse" dans ce chiffre de "deux minutes de station assise", le maire a rappelé que "l'intention n'était justement pas celle d'une restriction" totale.

"A Biarritz, nous avons quantité de bancs face au littoral", a précisé M. Veunac, "comme nous avions constaté que des personnes s'y installaient pour lire un bouquin ou regarder l'océan, nous avons pris cet arrêté municipal en complément aux mesures nationales".

En revanche, la municipalité avait voulu laisser la possibilité aux personnes âgées, aux sportifs, ou à ceux qui portaient leurs courses, "d'un petit répit en faisant une pause de deux minutes sur ces bancs", a-t-il ajouté.

Mais "cette phrase de deux lignes sur une lettre qui compte cinq pages de mesures" s'étant attiré des commentaires étonnés ou acerbes, le maire a "annulé cet arrêté sur les bancs", a-t-il répété.

Dans la matinée sur Twitter, la ville avait précisé que l'arrêté était en réalité "moins sévère que les mesures nationales". "Il n'avait d'autre objet que rappeler aux Biarrots, pour éviter leur verbalisation, l'impossibilité de flâner sur les bancs qui ne constitue pas une activité physique", ajoutait le message.

L'arrêté municipal précisait que cette interdiction ne s'appliquait pas à des "circonstances particulières" comme "l'attente du bus ou des services médicaux" ou "des raisons de santé".

A Biarritz, tous les parcs, les jardins, les aires de jeux, les installations sportives, les établissements de plein air, sont fermés et l'accès aux plages est interdit, depuis le 20 mars. Le surf, comme toute activité nautique, est par conséquent interdit.

AFP / Biarritz (AFP) / © 2020 AFP