Comment rendre les élèves français better in english, professor Blanquer?

Le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer dévoile ce jeudi un plan pour les langues vivantes. Et il y a du travail: 75 % des collégiens de fin de troisième sont incapables de s’exprimer correctement en anglais. Un apprentissage qui commence dès le plus jeune âge, et là aussi: peut mieux faire ! Les enseignants du primaire sont un peu livrés à eux mêmes,  très peu formés ils doivent pourtant apprendre une langue étrangère. Et cela se ressent sur la qualité de l’enseignement.

Reportage Sud Radio de Lionel Maillet 

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"Hello ! What's your name? My name is Noah ! Un renard... c'est fox"

Un cahier rempli d’images et de mots de vocabulaire.  Noah est un bon élève de CM1 mais l’anglais..."J'aime pas trop. Je fais des cours avec ma maîtresse habituelle. On n'apprend pas trop, parce qu'on n'en fait pas souvent, pas toutes les semaines".

Pas de cours réguliers, et des enseignants trop peu formés. 10 % des professeurs du primaire à peine sont issus des filières de langues étrangères. La qualité de l’enseignement est donc très aléatoire, déplore cette mère de deux enfants.

"C'est très dépendant de la maîtresse. Les enseignants plutôt jeunes font de l'anglais, mais c'est plus léger chez les plus anciens."

Pour faire des progrès : pourquoi  pas des séances quotidiennes plus courtes de 20 minutes de langues étrangères, et un travail davantage axé sur les sons que le lexique. Mais attention à ne pas le faire au détriment des matières traditionnelles, s'inquiètent des parents d'élève devant cette école marseillaise. Les élèves français ne sont pas les plus doués mais rattrapent doucement leur retard en langues vivantes. Un quart d'entre eux rencontrent des problèmes de compréhension à l'écrit: c’est moitié moins qu’en 2004.