Combs-la-ville : "Ras-le-bol du pas de vague! Ne nous laissons pas intimider par ceux qui veulent nous interdire de voir", s'indigne Élisabeth Lévy

Dans un lycée de Combs-la-ville, une professeure a été agressée par un de ses élèves. La vidéo a fait largement réagir dont Élisabeth Lévy.

Combs-la-ville
Enseignante agressée : les trois lycéens placés en garde à vue lundi 11 octobre sont déférés mercredi 13 octobre. © AFP

Ce mardi, Élisabeth Lévy est revenue sur l’agression de Combs-la-ville où une prof en lycée technique a été agressée violemment par un élève. La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux et a provoqué l'indignation de tous.

"L'agression à Combs-la-ville a été filmée et les élèves rigolent. "Eh le Coran, (par le Coran ?) poussez-vous madame !" Elle lui répond alors : "Vous êtes à l’école ! Ne me touchez pas !". Il claque la porte sur elle. Elle tombe. 

La réaction du lycée est l’inévitable cellule d’aide psychologique, une exclusion provisoire de l’élève avant le Conseil de discipline. Le proviseur va porter plainte contre l’élève et ceux qui ont filmé. Le problème : peut-être certains l’ont-ils fait pour témoigner ? Sans la vidéo, l'incident serait passé sous le tapis du "pas de vagues".

On salue le courage de l’enseignante quand elle lance "vous êtes à l’école". Mais l’institution a tort de vouloir retenir ce Yassine. Il veut sortir de la classe ? Ok qu'il sorte et qu’il n’y revienne plus ! Beaucoup d’élèves et beaucoup de Yassine savent qu’aller en classe est une chance. Ils ont le droit d’apprendre sans subir des voyous dépourvus de toute empathie comme le montre le Dr Maurice Berger. 

Au moins, l’agression à Combs-la-ville a suscité beaucoup d’indignation. 

Le journal Le Monde dit que la vidéo virale de l’agression a fait réagir des candidats de droite à l’élection présidentielle. Quel aveu ! Cela signifie que seule la droite s’indigne. Il ne faut pas stigmatiser, parce que ça ferait le jeu de l’extrême droite. Peu importe, le réel pourvu qu’on ait bonne conscience. 

Pour la proviseur comme pour le ministre, tout ça ne sont que des actes isolés, il ne faut pas généraliser. Imaginez les réactions si Elisabeth Moreno disait la même chose sur les violences sexuelles ? Les violences scolaires c'est 13,6 incidents pour 1000 élèves dans le second degré et 19,6 pour mille dans les lycées professionnels. Ils sont concentrés dans certains établissements où ils sont donc monnaie courante. 

Enfin, bien sûr, personne ne veut voir la dimension culturelle. C'est la culture clanique, avec celui qui ne fait pas partie du clan, tout est permis. Ras-le-bol du pas de vague ! Ne nous laissons pas intimider par ceux qui veulent nous interdire de voir. Ce sont eux les vrais fauteurs de haine. 

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