Collèges: "On est satisfait du retour à la scolarité obligatoire, mais on a une période particulièrement tardive"

Reprise générale pour les écoliers et les collégiens lundi prochain, avec un nouveau protocole sanitaire allégé, comme l’a annoncé le président de la République. Mais c’est un retour dans l’urgence et avec des doutes et des zones d’ombre exemple. Pour les collèges de l’académie d’Aix Marseille.

Au collège Claude Debussy d'Angers, en mai. (Damien MEYER / AFP)

Reportage de Stéphane Burgatt

 

La transition se fait dans l’urgence, le corps enseignant découvre le nouveau protocole sur le tard. La tension est palpable selon Caroline Chevet, porte-parole de la FSU 13.

"C'est très court, le protocole est encore paru tardivement. Selon les endroits, si les élèves sont très nombreux, il peut être difficile de respecter ce protocole même allégé. On espère que ça ne sera pas l'enfer, il y a de la tension, de l'épuisement. Les conditions de travail qui changent en permanence, c'est très difficile. On a une inconnue, qui est la réalité du retour des élèves" - Caroline Chevet, porte-parole de la FSU 13

 

Car les parents se posent la question de l'intérêt d’un retour pour deux semaines, alors que les conseils de classe ont déjà eu lieu et que beaucoup ont déjà rendu tablettes et manuels scolaires. Y aura t-il du monde lundi au portail? Rien n’est moins sûr, selon Laurent Tramoni, secrétaire départemental du SNES:

"On est satisfait du retour à la scolarité obligatoire, pour autant on a une période particulièrement tardive, les conseils de classe sont passés, les élèves sont dans la nature. Il est possible qu'on ait peu d'élèves présents. Pour nous, l'enjeu c'est de préparer la rentrée de septembre qu'on n'ait pas d'élèves pas vus depuis six mois" - Laurent Tramoni, secrétaire départemental du SNES

 

Les inconnues sont multiples à l’horizon notamment sur la présence en nombre des élèves, mais également du personnel et des enseignants.

 

"Pas de bouleversement en terme de fonctionnement, mais si lundi tous les élèves sont là, on s'adaptera avec des masques obligatoires" - Rémi Formaggio, principal du collège Sylvain Menu à Marseille