Charles Gave : "Trump est dans son droit le plus strict, il n'y a pas à dire que c'est un mauvais perdant"

Charles Gave, président de l'Institut des Libertés, fin connaisseur de la politique américaine, était l’invité d’André Bercoff, mardi 5 janvier, sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Charles Gave invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Les États-Unis vivent une semaine décisive pour les quatre années à venir. Si Joe Biden a été donné vainqueur des présidentielles en novembre dernier, le vote officiel et définitif des grands électeurs sera dépouillé mercredi 6 janvier devant le Congrès.

"Le ministère de la Justice devrait être en première ligne pour faire les enquêtes"

Bien que la question ait été massivement contournée par la presse, les soupçons de fraude gardent encore une importance capitale dans le résultat des votes des grands électeurs. Des fraudes presque indiscutables pour Charles Gave qui s'étonne qu'elles n'aient "intéressées personne". "Trump est dans son droit le plus strict, il n'y a pas à dire que c'est un mauvais perdant", ajoute-t-il, rappelant que le président est désigné le 6 janvier, et non le 3 novembre comme l'ont annoncé les médias du monde entier.

Le président sortant des États-Unis paie le fait de n'avoir jamais réussi à "reprendre le contrôle de son ministère de la Justice", explique le président de l'Institut des Libertés. "Normalement pour quelque chose d'aussi gros, le ministère de la Justice devrait être en première ligne pour faire les enquêtes. Il n'y en a eu aucune", souligne-t-il. Pourtant, les soupçons semblent "absolument gigantesques" à la vue des chiffres. Particulièrement en Pennsylvanie, où 2,5 millions de bulletins par correspondance ont été envoyés... 3,2 millions de votes à distance ont finalement été comptabilisés. "On peut soupçonner que certains sont apparus comme ça de façon extraordinaire", conclut Charles Gave qui estime que "ça mériterait au moins un audit".

"Le sentiment de s'être fait avoir"

Pointé du doigt pour avoir été enregistré en train de demander au gouverneur de Géorgie de "trouver 11.780 votes", Donald Trump a surtout eu "le sentiment de s'être fait avoir" par le gouverneur républicain qu'il a soutenu lors de sa réélection, décrypte l'économiste. C'est en effet ce gouverneur qui a installé les machines Dominion voting system. Au final, c'est le deux poids deux mesures de la justice qui restera dans les annales de cette mandature. "Il est assez étonnant que la justice soit extrêmement rapide pour attaquer Trump et très lente pour ceux qui ont lancé une vendetta contre lui", résume Charles Gave.

Concrètement, le dépouillement des votes des grands électeurs aura lieu demain à Washington, devant le Congrès réunissant les deux chambres parlementaires. "Il y a toute une série d'États où le gouverneur est démocrate mais les représentants et sénateurs locaux sont républicains", prévient le président de l'Institut des Libertés qui promet une issue serrée et contestée. C'est le cas de la Pennsylvanie, où dès la publication des résultats officiels, "les gouverneurs ont pris les démocrates pour voter Biden". Mais pour les locaux n'ayant pas accepté ces élections à causes des suspicions de fraudes, ils ont alors préparé des enveloppes concurrente. Un conflit prévu dans la Constitution américaine qui donne l'avantage aux listes préparées par sénateurs et représentants locaux. Dans le rôle d'arbitre, Mike Pence, le vice-président actuel qui devra définir quelle liste il reconnaîtra. "Pence est l'homme le plus important du monde puisqu'il va décidé en son âme et conscience qui dirigera les États-Unis", explique Charles Gave.

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