"C'est un procès politique pour essayer de discréditer la France insoumise": paroles de militants

Il dénonce un procès politique et une justice manipulée. Jean-Luc Mélenchon et cinq de ses proches dont les députés Alexis Corbière, Bastien Lachaud et le député européen Manuel Bompard sont jugés pour actes d’intimidation envers l’autorité judiciaire, rébellion et provocation. Le procès qui s’ouvre ce jeudi matin va durer deux jours au tribunal correctionnel de Bobigny. Face à eux, dix-sept personnes se sont constituées parties civiles, principalement des policiers et magistrats. En octobre l'année dernière, une perquisition menée au siège de la France insoumise avait viré à la confrontation à la police et un représentant du parquet. Les militants du parti à Marseille font bloc derrière le député des Bouches-du-Rhône.

Des manifestants face au palais de justice à Bobigny. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Reportage Sud Radio à Marseille de Lionel Maillet

 

Alexandre et ses camarades manifestaient devant le palais de justice de Marseille ce mercredi en fin d'après-midi, pour dénoncer un procès politique: "Peut-être que M. Macron ne tire pas personnellement les ficelles. Peut-être que c'est simplement Mme Belloubet, des magistrats qui pourraient être en lien avec En Marche. En tout cas il est sûr que c'est un procès politique, afin d'essayer de discréditer le mouvement France insoumise."

Bien-sûr que la justice est politisée: on cherche a intimider l'opposition, estime Sophie Clamard, suppléante du député des Bouches-du-Rhone. "Il n'y a pas que Jean-Luc Mélenchon qui est exposé à ce type de zèle, il y a aussi les décrocheurs de portait etc... Cela crée un climat de procureur assez zélé qui s'en prennent au mouvement social et à l'opposition". Jean-Luc Mélenchon encourt de la prison ferme et 15.000 euros d'amende. Disproportionné, estime ce conseiller municipal marseillais: "C'est une affaire absolument minime, si affaire il y a. Personne n'a été blessé, le juge n'a pas été éborgné ! On est donc uniquement dans une affaire de symbole. C'est très exagéré, c'est inquiétant pour notre pays". Ces militants insoumis ne comptent pas en rester là si leur chef est condamné.