"C'est la guerre, il n'y a plus d'amis !" : les Belges vivant à Paris se préparent pour le choc

Maison de la Belgique, cité universitaire de Paris (©Cyprien Pézeril - Sud Radio)
Maison de la Belgique, cité universitaire de Paris ©Cyprien Pézeril - Sud Radio

Reportage Sud Radio. À la maison de la Belgique, dans la cité universitaire de Paris, les Diables Rouges disposent de fervents supporters, à quelques heures du match France-Belgique en demi-finale de la Coupe du monde 2018.

Jour J pour des dizaines de millions de Français et de Belges qui vont vibrer ce soir (20h) lors de la première des demi-finales de la Coupe du monde 2018 en Russie. Une affiche particulière entre deux pays voisins et amis, aux liens culturels et historiques très forts. Pour les 120 000 Belges qui vivent aujourd’hui en France, pas facile de regarder le match entre supporters des Diables Rouges, sauf peut-être à la maison de la Belgique, située dans la cité universitaire de Paris.

Anke et ses deux amies ont ainsi déjà tout prévu, entre les chants de supporter et la tenue vestimentaire. "Une robe noire, une robe rouge et une robe jaune. On aura aussi un drapeau belge et un collier aux couleurs du drapeau !", annonce-t-elle au micro de Sud Radio. Pour ce soir, pas question de se mélanger au 65 millions de Français. "Cette semaine, c’est la guerre, il n’y a plus d’amis ! Le match avant tout !", confie cette Belge, particulièrement déterminée.

"On est quand même Belges de cœur"

Si elle vit en France depuis cinq ans, Sharon suivra le match ici, et elle sait très bien pourquoi… "C’est le seul endroit où on peut vraiment profiter de la victoire belge, puisque dans le reste de Paris ce sera forcément de la déception si la Belgique gagne...", glisse-t-elle malicieusement. Marie-Rosa, elle, a quitté le plat pays il y a déjà 15 ans… Mais pour cette Flamande, la France est plus qu’un pays voisin, c’est un pays ami. "J’aime bien les deux pays, on est très contents qu’ils jouent ensemble, mais on est quand même Belges de cœur, j’espère qu’ils vont gagner ! C’est dommage que ce ne soit pas la finale", déplore-t-elle.

Un reportage de Cyprien Pézeril

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