Canicule et pollution à l'ozone : un cocktail mortel

Statue qui porte un masque place de la Concorde à Paris pour dénoncer la pollution de l'air
Statue qui porte un masque place de la Concorde à Paris pour dénoncer la pollution de l'air JACQUES DEMARTHON / AFP

La canicule outre la chaleur, amène également avec elle des pics de pollution à l'ozone. Olivier Blond, président de l'association Respire était invité dans la matinale de Sud Radio pour envisager la suite. 

Canicule et pollution à l’ozone, c’est le mauvais cocktail de l’été. Une grande partie de la France va affronter aujourd’hui et jusqu’à jeudi, des températures torrides et un air de mauvaise qualité. L’alerte pollution concerne pour l’instant l’Île-de-France, la vallée du Rhône, le Sud Est (entre Carpentras, Aix-en-Provence et Marseille), la Gironde, et plusieurs zones dans le grand Est.

Un été très pollué donc mais "rien de bien nouveau" pour Olivier Blond, le président de l’association Respire, qui se bat pour l’amélioration de la qualité de l’air. Les pics de pollution à l’ozone ne sont en effet pas une première, puisqu’ils reviennent chaque année à la saison estivale. Ces pics sont liés aux conditions météorologiques mais pas que : les gaz d’échappement des véhicules sont tout autant responsables.

Irritation des voies respiratoires, irritation des yeux… Les conséquences de cette pollution à l’ozone peuvent être fatales chez les personnes à risques : les asthmatiques, les personnes âgées, ou encore les jeunes enfants. "Chaque année, il y a plusieurs centaines de morts à cause de la pollution de l’air. C’est terrible car ces pics sont totalement prévisibles !" enrage Olivier Blond.

Pour tenter d’améliorer quelque peu la qualité de l’air, la circulation différenciée est mise en place dans plusieurs régions. Mais pour le président de Respire, cela ne suffit pas : "C’est déjà ça, mais il faudrait qu’elles soient mises en place sur un plus long terme". Pour lui, il manque une vision globale en termes de pollution de l’air :  "il faudrait faire comme avec la sécurité routière avec la prévention, les campagnes de sensibilisation…".

L’Hexagone est d’ailleurs souvent réprimandé pour sa mauvaise qualité de l’air, chose qu'Olivier Blond tient à relativiser : "Nous ne sommes pas plus mauvais que les autres en Europe excepté aux niveaux des particules".

Et en attendant la fin de ce pic de pollution, le président de Respire délivre quelques conseils : "éviter les pratiques sportives pendant les heures d’ensoleillement et éviter de vous exposer à d’autres sources de pollution".

>>>> Réécoutez l'interview d'Olivier Blond 

 

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