Cancer de Bernard Tapie : "il ne bénéficie pas d’un traitement de faveur"

Agnès Tallet, responsable du département de radiothérapie à l'Institut Paoli-Calmettes de Marseille, l’un des trois hôpitaux français à utiliser une nouvelle machine pour le traitement de cancers, a assuré que Bernard Tapie, l’un des patients qui en bénéficie, n’a droit à aucun traitement de faveur.

Des patients attendent leur tour au département cancérologie de l'Institut Paoli-Calmettes à Marseille. (Photo AFP)

Pour évoquer les bénéfices qu’offre cette machine à la pointe de la technologie, Agnès Tallet a été l’invitée de la matinale de Sud Radio le 21 août 2019.

 

Une machine qui combine un accélérateur de particules et l’IRM

"C’est une prouesse technologique puisque cette machine combine deux technologies. Il y a d’une part un accélérateur de particules, qui produit un rayonnement ionisant et traite des cancers. D’autre part, il y a une imagerie, l’IRM. Donc, on couple les deux. Cela permet une précision étonnante de la visualisation des tissus, que ce soit la tumeur ou des organes environnants.

La combinaison de ces deux technologies permet de réduire la quantité de tissus sains irradiés, de diminuer la toxicité et d’augmenter l’efficacité, car on cible la tumeur d’une manière plus précise. Si la position de la tumeur n’est pas la même entre la veille et le lendemain, on va pouvoir adapter le contournement aux contours de la tumeur, on utilise la dosimétrie pour ne visualiser que la tumeur. En plus, on fait l’imagerie pendant toute la durée de la séance".

60 patients ont déjà été traités sur cette machine

Interrogée sur les rumeurs d’un traitement de faveur qui serait réservé à Bernard Tapie, l’un des patients traités sur cette machine, Agnès Tallet les a démenties, en ajoutant : "On traite avec cette machine depuis février 2019, on a traité 60 patients avant Monsieur Tapie. Uniquement 60, car on ne peut faire passer sur cette machine que 10 patients par jour".

En plus de l'Institut Paoli-Calmettes de Marseille, deux autres hôpitaux français, ceux de Dijon et Montpellier, ont également acquis cette machine. "On a fait un consortium avec Dijon et Montpellier afin de faire profiter tous les radiothérapeutes en France des résultats de l’utilisation de cette machine. À ce jour, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions scientifiquement valables, car le nombre de patients à avoir été traités sur cette machine est faible. Mais on peut d’ores et déjà dire que les résultats sont très encourageants en termes de toxicité et d’efficacité".