Bordeaux: les associations réclament en vain l'activation du plan grand froid

Alors qu'une vague de froid nous est annoncée à partir de ce vendredi soir, à Bordeaux des associations demandent au préfet de déclencher le plan grand froid qui permettrait d'ouvrir des places d'hébergement d'urgence pour les sans abris. Mais le Préfet leur a déjà répondu: c'est non.

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"On se met à l'abri dans des parkings"

Carine, 45 ans, SDF a encore dormi dehors dans le centre-ville de Bordeaux cette semaine. Température nocturne de -2°. Elle n'a pas pu trouver de place dans les structures d'hébergement d'urgence:

"Avec des températures négatives, on est obligés de se mettre à l'abri dans des parkings. On a quelques couvertures: heureusement qu'il y a la Croix rouge ou les Restos du coeur qui nous les apportent. Mais moi, je n'accepte pas qu'il y ait des refus pendant les périodes de grand froid."

"On voit des gens saisis par le froid"

Plusieurs associations ont adressé une pétition aux services de l'Etat à Bordeaux. Elles demandent l'activation du plan grand-froid, qui permettrait de créer des places dans des gymnases notamment. Mais la préfecture s'y refuse. Rachid, l'un des responsables de La Piraterie, une l'association qui vient en aide aux sans-abris explique:

"Pour activer le plan, il faudrait qu'une certaine température se maintienne pendant plusieurs jours... et ils se basent juste là dessus ! Du coup, ils ne voient pas d'urgence à appliquer le plan grand froid. Sauf que, en ce moment, on voit des gens saisis par le froid le matin. C'est choquant que le plan grand froid ne soit pas activé. Pour moi, c'est de la non-assistance à personne en danger, et plein de témoins pourront le dire !"

Sur la métropole bordelaise, 1200 personnes seraient à la rue selon les associations.

Reportage Sud Radio de Christophe Bernard