Aurélie Nate : "à l'issue du Grenelle des violences conjugales, nous attendons des moyens"

Alors que le Grenelle des violences conjugales s’ouvre ce mardi 3 septembre 2019, Aurélie Nate, co-responsable de l’association Apiaf (Association promotion initiatives autonomes des femmes), à Toulouse, estime que l’État devrait donner plus de moyens à la justice.

Le Grenelle des violences faites aux femmes s'ouvre le 3 septembre 2019.

Aurélie Nate a déclaré attendre beaucoup de ce Grenelle. Elle était l’invitée de Patrick Roger le 3 septembre 2019 dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

 

"Donner plus de moyens à la justice et aux associations"

"Ce Grenelle permet aux associations qui œuvrent pour aider les victimes de violences faites aux femmes de faire entendre nos propositions. Nous attendons des moyens qui permettent une véritable avancée dans la lutte contre les violences conjugales", a déclaré Aurélie Nate.

Interrogée sur les moyens qu’elle attend à l’issue de ce Grenelle, Aurélie Nate a déclaré en attendre surtout dans le domaine de la prévention des violences. "C’est donner des moyens à la justice pour renforcer sa réactivité, c’est donner plus de moyens aux associations pour répondre aux demandes des femmes victimes de violences en proposant des hébergements, des accueils de jour où les femmes peuvent venir parler et être soutenues dans l’ensemble des démarches".

"Venir parler de ce qu’elles vivent de plus terrible"

Au cours de cet entretien Aurélie Nate a également évoqué son travail au jour le jour. "Dans notre quotidien nous rencontrons des femmes courageuses qui poussent les portes de notre association pour venir parler de ce qu’elles vivent de plus terrible au sein même de leur foyer. On les accompagne pour réfléchir avec elles à ce qu’elles peuvent mettre en place concrètement, compte tenu de leur parcours".

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