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Au débat face à Bardella, "les masques sont tombés", estime Attal

"Les masques sont tombés", a estimé le Premier ministre Gabriel Attal vendredi au lendemain du débat télévisé qui l'a opposé à Jordan Bardella, tête de liste du RN aux élections européennes.

Thomas SAMSON - POOL/AFP

"Les masques sont tombés", a estimé le Premier ministre Gabriel Attal vendredi au lendemain du débat télévisé qui l'a opposé à Jordan Bardella, tête de liste du RN aux élections européennes.

"Quelque part les masques sont tombés. On a vu le candidat du Rassemblement national obligé d'admettre que sa proposition dite de +priorité nationale+ dans le marché unique pour les contrats publics conduira des dizaines de milliers d'entreprises françaises à être privées de contrats dans d'autres pays européens", a affirmé le chef du gouvernement lors d'un point presse à Valence (Drôme) où il tenait un "point d'étape" sur la délinquance des mineurs.

"On a 150.000 entreprises qui exportent, Ça veut dire très concrètement que ça leur couperait les jambes", a-t-il ajouté.

"On a vu ensuite une proposition faite, je cite, de +doubles frontières+ dont à la fin, on n'a toujours pas compris ce qu'elles revêtaient": "transformer toutes les frontières terrestres de la France en péage de Saint-Arnoult (un péage très fréquenté de la région parisienne, ndlr) un week-end de chassé-croisé alors qu'on a un demi-million de Français qui tous les jours traversent la frontière" ou "juste faire ce qu'on fait déjà aujourd'hui?", a-t-il demandé.

Le débat "a permis de confronter démocratiquement, respectueusement deux visions radicalement différentes", selon Gabriel Attal. Celle du RN qui "semble considérer" que face aux défis climatiques ou de la guerre en Ukraine, "on sera plus fort en étant plus seul, en s'isolant, en se repliant sur nous-mêmes", et celle de la candidate de la majorité Valérie Hayer "qui est qu'au contraire, on sera plus fort en étant plus uni avec nos partenaires européens, que c'est l'union qui fait la force".

"Cette élection est cruciale et essentielle et dans le contexte que nous connaissons, avec les difficultés que traverse le monde, je crois qu'on a besoin de sérieux et de crédibilité" qui sont "derrière notre candidate" et "pas derrière ce programme" du RN, a fait valoir le Premier ministre.

AFP / Valence (AFP) / © 2024 AFP

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