Amine El Khatmi : "il y a des gens dans ce pays qui considèrent qu’un arabe ne peut être qu’une victime"

Amine El Khatmi, président du Printemps républicain, conseiller municipal d'Avignon, conseiller communautaire à la communauté d'agglomération du Grand Avignon depuis 2014, auteur du livre : « Combats pour la France » (aux éditions Fayard) était l’invité d’André Bercoff, vendredi 13 décembre sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Amine El Khatmi invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

"La gauche s'est coupée du peuple"

Amine El Khatmi, auteur du livre Combats pour la France (Fayard) montre le chemin à une génération peuplant les banlieues contre le discours victimaire et revanchard envers la France mais aussi à une gauche "qui s'est coupée du peuple par lâcheté, paresse intellectuelle, communautarisme et volonté de séduire un électorat". Pour le président du Printemps républicain, "la gauche s'est vautrée dans des postures morales, considérant que des inquiétudes exprimées par des Français faisaient le jeu du Front national".

Il estime qu'elle "a traité des millions de Français de réactionnaires, de fachos, simplement parce qu'ils faisaient état d'une crainte, d'une peur pour l'avenir du pays, d'une forme d'insécurité culturelle". Pour l'élu du Grand Avignon, ce sont avant tout des Français qui disent "ne pas être racistes mais qui aimeraient que l'on prenne en compte les peurs qui sont les leurs". D'après lui, ce sont pour ces raisons que "la gauche ayant refusé de faire ça, se retrouve dans un couloir entre 3 et 6%".

 

"On les assigne à résidence identitaire"

Cette posture lui vaut "des insultes tous les jours", parce qu'il ose "défendre son pays". "Il y a des gens dans ce pays, des intellectuels, des responsable politiques, qui considèrent qu’un arabe ne peut être qu’une victime et donc, attendent de moi un discours victimaire, un ressentiment à l’égard de la France", déplore l'auteur. "Il faudrait que je vienne me plaindre, geindre et accuser la France d’être un pays islamophobe et raciste", ce à quoi il se refuse.

Pour Amine El Khatmi, "le discours victimaire avec lequel on assomme les jeunes dans les banlieues est terrible, parce qu’on les assigne à résidence identitaire". Il "décourage, et insinue que malgré tous leurs efforts, ils n’y arriveront pas parce que ce pays ne veut pas d’eux", témoigne-t-il. À l'inverse, le conseiller municipal et communautaire "veut avoir à l’égard de cette jeunesse un discours offensif, qui leur tire vers le haut".

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