Acheter local, le bon réflexe de l’été

Profiter de l'été, et des marchés locaux, pour renouer le contact entre consommateurs et producteurs, c’est le reportage du jour de la rédaction de Sud Radio.

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Tomates, melons, pastèques... Pas la peine de cuisiner l'été.

Et si pendant vos vacances vous preniez le temps d’aller faire le marché à la découverte des producteurs locaux, en vacances ou près de chez vous ? Entre touristes et consommateurs, pour le monde agricole, la saison touristique est la solution pour faire face à la guerre des prix, à la concurrence étrangère et aux aléas climatiques.

 

Des touristes qui achètent local

Ainsi, à Leucate, dans l’Aude, deux fois par semaine, c’est jour de marché. Au cœur du village, entre étang et mer, c’est incontestablement le rendez-vous des gourmands. Marianne est venue en famille faire ses courses du jour : "c’est toujours sympa de rencontrer les producteurs locaux". Le menu du jour ? "Salade grecque et ensuite saucisses à faire griller".

En cette saison, tomates, melons, pêches, brugnons, abricots du Roussillon, que des produits du terroir, offrent un festival d’odeurs et de couleurs qu’apprécie Anne-Marie, venue de Belgique : "ici, on achète fruits et légumes au marché. On apprécie les senteurs, le choix, le goût des abricots. Partout où l’on va, on achète local, les fruits d’ici".

Le vrai goût du terroir

Pour les producteurs du Roussillon, c’est la pleine saison ; pas le temps de souffler pour Cyril Campos. Ce producteur aide ses parents ; leur exploitation de 15 hectares produit fruits et légumes au cœur de cette plaine du Roussillon, à Saint-Hyppolite : "s’ils viennent en vacances ici, autant qu’ils mangent des fruits d’ici et pas d’Espagne. C’est le terroir. Cela a un goût spécial, par rapport à ce qui se fait ailleurs, nos tomates, ce n’est pas du hors-sol, elles sont en pleine terre. C’est charnu, ça a du goût !" "Les melons, on sait lesquels seront bons aujourd’hui ou demain, pareil pour les tomates".

En vacances, les produits de saisons se suffisent à eux-même. Loïc fait les marchés depuis dix ans : "tous les été, tous nos produits se consomment principalement crus. Les fruits, on peut les manger sur la plage ; pareil pour une salade de tomates, les melons, les pastèques. Quand on est en vacances, on n’a pas forcément envie de cuisiner". Patrice, touriste lyonnais, est un consommateur engagé : "aujourd’hui, avec tout ce qu’on nous raconte au sujet de l’impact sur l’environnement, autant faire travailler les gens locaux plutôt que de faire venir des produits de l’autre bout de la terre. On nous vend des produits qui sont mûrs, alors que ceux que l’on achète en supermarché, souvent, ne le sont pas".