À Miramas, des échanges de tirs à côté des écoles

Rudy Manna, secrétaire départemental du syndicat de police Alliance dans les Bouches-du-Rhône, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 17 janvier. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Les policiers et leurs proches se sentent abandonnés par le "premier flic de France". (AFP/Archives)

De nouveaux tirs ont eu lieu le 16 janvier dans un quartier de Miramas, plusieurs centaines d’enfants ont dû être confinés dans les écoles alentour.

 

Une vraie pression policière

C’était déjà arrivé il y a quelques jours dans le même quartier. Cette fusillade est-elle due au trafic de drogues ? "C’est fort probable, estime Rudy Manna, secrétaire départemental du syndicat de police Alliance dans les Bouches-du-Rhône. En ce moment, le maire de Miramas essaie de mettre la pression sur les trafiquants. Il y a une vraie pression policière avec des renforts venus de Marseille, de belles interpellations qui ont été faites".

La BAC de Marseille a probablement arrêté l’une des têtes de ce trafic. Faut-il y voir la raison de ces fusillades ? "Est-ce dû à une vengeance suite à cette arrestation ? Ces coups de feu sont-ils dus à la volonté de récupérer le réseau suite à ces interpellations policières ? La police va travailler pour le savoir". La cité Mercure, à Miramas, à quelques kilomètres de Marseille, est-elle une banlieue sensible ? "Elle est connue, mais par rapport aux cités de Marseille, ce n’est pas grand chose, estime le secrétaire départemental du syndicat de police Alliance dans les Bouches-du-Rhône. C’est une petite cité d’une ville pas extrêmement grande. Depuis quelques temps, cela s’est un peu développé".

Des jeunes qui n'ont plus peur de rien

"Bien évidemment, avec ces coups de feu à proximité d’une école, nous sommes obligés de confiner les enfants, et cela, c’est un vrai problème, estime Rudy Manna. Avec les actes de terrorisme, tout le monde vit dans la peur que de tels actes se renouvellent. J’imagine comment cela va être dans la tête des enfants qui se réveillent ce matin".

Quid de la présence de l’armée dans certains quartiers ? "Ce n’est pas une bonne idée, l’armée est là pour faire la guerre. La police est capable de faire face à cette situation. Mais quand vous interpellez quelqu’un et qu’il est remis en liberté par la justice française, ces jeunes n’ont plus peur de rien, et encore moins de la justice. Il y a des choses qui ne sont pas acceptables en France, il faut condamner fermement pour donner un signal à d’autres".

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Retrouvez "le coup de fil du matin" du lundi au vendredi à 7h12 sur Sud Radio, dans la matinale de Cécile de Ménibus et Patrick Roger.


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