À Marseille, un dialogue pour éradiquer l’homophobie dans les stades

Ouvrir le dialogue face à l’homophobie, c’est ce que fait déjà SOS Homophobie auprès des jeunes footballeurs marseillais et le message semble passer. Un reportage de Lionel Maillet.

SOS Homophobie tente d'ouvrir le dialogue auprès des jeunes footballeurs marseillais et le message semble passer. (Photo by GERARD JULIEN / AFP)

Comment mettre un terme aux insultes homophobes dans les stades de football ? Une table ronde est prévue dans quelques jours.

 

Quatre matches déjà arrêtés

Tous autour d’une table pour tenter d’éradiquer l’homophobie dans les  stades : le 5 septembre, la Ligue de football professionnel va réunir les associations qui luttent contre l’homophobie et les supporters. Cette table ronde est organisée alors que les incidents se sont multipliés ces derniers temps. Au total, quatre matchs de Ligue 1 ont déjà été arrêtés en raison de chants ou de banderoles homophobes.

Cette réunion du 5 septembre avec les supporters c’est un premier pas, estime Lilian Rivière, l’un des délégués de l’association en PACA qui sait bien que les mentalités ne vont pas changer du jour au lendemain. Après l’interruption du match Nice-Marseille, il trouve "vraiment dommage de voir de telles banderoles encore aujourd’hui. Les insultes sont punies par la loi. Le football, le sport en général, ce doit être une fête, un espace de partage et de tolérance".

De la prévention au centre de formation

Ouvrir le dialogue, SOS Homophobie a bien tenté de le faire avec les supporters de l’OM. Mais sans grand succès, à en croire la coprésidente de SOS Homophobie, Véronique Godet. Cela fait déjà six ans que l’association réalise également de la prévention auprès des jeunes du centre de formation de l’OM.

Le club était demandeur et les résultats sont concluants, se réjouit Romain Donda, qui coordonne ces interventions. Pour l’instant, tous les matchs au Vélodrome se sont déroulés sans incident. La réception de Saint-Etienne dimanche soir sera particulièrement observée.