À l'entraînement de foot, des parents plus rétifs aux gestes barrière que leurs enfants

Si les sports collectifs sont interdits en salle, ils sont en revanche autorisés en extérieur. Du moins pour les entraînements, avec même la possibilité de se déplacer dans un rayon de 30 kilomètres pour se rendre sur un stade. Et pendant ces vacances, de nombreux enfants en profitent. Comme à Marseille, où il est possible de faire des stages de foot, à condition de respecter quelques règles.

(FRANCK FIFE / AFP)
Reportage Sud Radio de Lionel Maillet

 

Pour limiter les contacts, les entrainements de foot se font par petits groupes sous l’œil de Yann qui est éducateur sportif: "C'est pas très évident, parce qu'il y a ce manque de compétition. Pas de match le week-end. C'est très compliqué de les tenir, comme les tournois s'annulent au fur et à mesure. Ils vont rester à la maison à jouer à la Playstation? C'est pas le but... Nous on est là pour eux, pour les aider, pour les aérer..." Une bouffée d’oxygène pendant les deux semaines de vacances avec ces stages proposés aux 6 12 ans, qui font attention à "ne pas boire dans la même bouteille". 80 jeunes par jour sur ce stade Caujolle situé en plein centre de Marseille. Et dehors du terrain c’est port du masque obligatoi, détaille Claude Bourrilon, le responsable des lieux. "On ne peut plus utiliser pour se changer, ils doivent se changer à l'extérieur. Pas de douche. On surveille qu'ils ont des masques, les gestes barrière..."
Les règles, ce sont surtout les parents qui ont le plus de mal à les respecter poursuit Jean François Verlaque président de la section foot du club de l’ASPTT.

"Quand [un parent] vient ici dans les tribunes, il se croit à l'abri de tout. C'est compliqué de leur faire comprendre qu'il faut mettre les masques, même en parlant à un autre parent ou un autre gamin de la même équipe... "

 

Avec des vacances avancées de deux semaines, il a fallu trouver des éducateurs au dernier moment avec parfois même des retraités pour encadrer les enfants.

"Quand on passe dans les tribunes pour dire aux parents de mettre les masques, ils soufflent..." - Jean-François Verlaque, président du club