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A l'approche des JO, un "voyage de la mémoire des champions" à Auschwitz

Une vingtaine de sportifs français se sont rendus dimanche au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, en Pologne, pour un "voyage de la mémoire des champions" chargé de contribuer à lutter, à six mois et demi des Jeux olympiques de Paris, contre l'antisémitisme et le racisme.

BARTOSZ SIEDLIK - AFP

Une vingtaine de sportifs français se sont rendus dimanche au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, en Pologne, pour un "voyage de la mémoire des champions" chargé de contribuer à lutter, à six mois et demi des Jeux olympiques de Paris, contre l'antisémitisme et le racisme.

L'ancien basketteur Richard Dacoury, l'ex-champion de tennis fauteuil Michael Jeremiasz (également chef de mission pour les Paralympiques) et le quintuple champion du monde de natation en grand bassin Camille Lacourt faisaient partie de la délégation arrivée en fin de matinée dans ce qui fut le plus grand camp d'extermination construit par les nazis dans le sud du pays, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les personnalités présentes (anciens champions, patrons de fédération...) ont commencé leur visite, sous la neige, par la "Judenrampe" où les déportés étaient "sélectionnés" avant d'être envoyés, pour la majorité, vers les chambres à gaz.

L'ancien boxeur français Jean-Marc Mormeck (C), le 14 janvier 2024, au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau dans le cadre d'un "voyage de la mémoire des champions" chargé de contribuer à lutter contre l'antisémitisme et le racisme

BARTOSZ SIEDLIK - AFP

Après avoir visité les baraquements reconstitués et les restes des bâtiments détruits par les SS dans le camp de Birkenau, une brève cérémonie a rendu hommage aux déportés.

La démarche se voulait "humaniste et pédagogique" et certainement "pas politique", a expliqué Richard Dacoury, parrain du voyage, qui s'alarme de voir la société "glisser vers toujours plus de violence, de racisme, d'antisémitisme".

Le voyage était organisé à l'initiative du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) sous l'égide du mémorial de la Shoah.

"Il s'agit de s'inscrire dans une logique de transmission", a affirmé à l'AFP Yonathan Arfi, le président du Crif, pour qui à quelques mois des Jeux olympiques, "les valeurs du sport ont quelque chose à dire dans la lutte contre l'antisémitisme et toutes les haines".

Des sportifs français, le 14 janvier 2024, au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau dans le cadre d'un "voyage de la mémoire des champions" chargé de contribuer à lutter contre l'antisémitisme et le racisme

BARTOSZ SIEDLIK - AFP

"On a un vrai rôle a jouer pour aller de l’avant", a abondé l'ex-boxeur Jean-Marc Mormeck. Il s'agit de "sensibiliser et challenger la jeune génération, parfois hermétique à un certain nombre de sujets", selon Michael Jeremiasz, qui avait déploré, après l'attaque sanglante du Hamas en Israël 7 octobre, "le silence des sportifs" qui n'étaient selon lui "pas à la hauteur".

Le voyage devait initialement avoir lieu fin novembre mais avait dû être reporté après l'attaque du Hamas, le 7 octobre, suivie de la riposte d'Israël.

Depuis, "plusieurs dizaines de participants se sont désistés", déplore Pierre Fraidenraich, président de la commission sports du Crif. "Pour certains, c'était lié à leur image, ils ne voulaient pas être associés, comme si ce voyage était un acte pro-israélien".

Parmi les participants au voyage figure aussi l'ancien haltérophile Léon Lewkowicz, rescapé de Birkenau, le camp le plus vaste du complexe d'Auschwitz.

AFP / Oswiecim (Pologne) (AFP) / © 2024 AFP

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